Jeudi 17 novembre, Thomas Pesquet, 38 ans, embarque à bord du vaisseau Soyouz MS-03 situé sur la base de Baïkonour au Kazakhstan. Le français s’envole avec deux autres astronautes (une américaine et un russe), partis pour 6 mois à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS), gigantesque laboratoire en orbite à 400 km au-dessus de la Terre. Une aventure qui crée des vocations. Thomas est le 10e spationaute français à quitter notre orbite terrestre. Envie de prendre son chemin ? Suivez le guide.
1. Conditions d’âge
Le process de recrutement de l'agence spatiale européenne repose sur certains prérequis. Un candidat doit avoir entre 27 et 37 ans.
2. Excellence académique
Une formation scientifique extrêmement solide est exigée. Un diplôme universitaire de 3ème cycle scientifique : doctorant, ingénieur en aéronautique, médecin…
Pour info, Thomas Pesquet est pilote et ingénieur aéronautique, diplômé de l’école Supaéro de Toulouse. Il a été sélectionné en 2009 par l’Agence spatiale européenne (ESA), parmi plus de 8000 candidats.
3. Une expérience de haut vol
Pour partir dans l’espace, l’ESA exige une expérience professionnelle de trois ans minimum ou une expérience de vol en tant que pilote
4. Une condition physique remarquable
Un rythme cardiaque régulier, pas de soucis de vue, ne pas être atteint d’une maladie chronique… Mais aussi subir de nombreux tests comme celui de la centrifugeuse (et ne pas perdre connaissance lors de l’accélération qui dépasse jusqu’à neuf fois la gravité terrestre), mais aussi être capable de rester de longues périodes en apesanteur.
A savoir : Thomas Pesquet est ceinture noire de judo.
5. Maîtrise des langues étrangères
Le bilinguisme anglais est nécessaire et la connaissance d’autres langues reste un plus.
A bord de la Station Spatiale Internationale, 6 membres d’équipage et 3 nationalités. Notre frenchie doit communiquer avec un commandant américain (Robert S. Kimbrough), épaulé d’ingénieurs de bord russes (Sergeï N. Ryzhikov, Andreï I. Borisenko, Oleg V. Novitsky) mais aussi d’une américaine Peggy A. Whitson, la seule femme à bord !
6. Psychologie en béton
Les tests psychologiques font partie inhérente de la formation : un astronaute va vivre dans des conditions extrêmes, isolé et loin de ses proches, ils doivent être capables de garder leur sang froid en toute circonstance. Bref, il est préférable d’avoir les nerfs solides…
Il est important aussi d’être bon camarade : là-haut va falloir se serrer les coudes.
7. Ne pas pinailler sur les détails de la vie quotidienne
L’apesanteur a ses « à côté » : repas à la paille, pas de douche mais une « débarbouillette », les urines recyclées en eau potable, et vous dormez attaché à des sangles… un quotidien aux antipodes de l’hôtel 4 étoiles.
Pas que du rêve certes, mais tellement d’amour :
Même si vous avez franchi toutes les phases de sélection, rares sont les astronautes qui partent en orbite, vous risquez de garder les pieds sur terre : la plupart de votre carrière se fera dans la recherche, au sol. Sachez que la préparation de Thomas Pesquet a duré 5 ans ! Patience, mère de sagesse…