1. L’euphorie du premier salaire
Ça y est, elle là, toute douce entre vos mains : la première fiche de paie. Un montant à quatre chiffres danse devant vos yeux, c’est un de plus que le montant de votre bonne vieille bourse. Vous imaginez déjà tout ce que vous allez pouvoir faire de cet argent : payer le loyer qui n’a plus rien avoir avec celui de votre logement CROUS, acheter des légumes bios et enfin offrir un cadeau digne de ce nom pour la fête des mères. Le bonheur !
2. Les avantages en nature
On ne vous a jamais fait autant de cadeaux de votre vie. Il y a les tickets resto, même s’il est de plus en plus difficile de faire ses courses avec, et comme il n’y aucun endroit sympa où manger près de votre boîte, vous optez finalement pour le Tupperware. Finalement, vous acceptez de donner les tickets que vous n’arrivez pas à écouler à votre petit(e) ami(e), qui est encore étudiant(e) et ira manger un Subway avec. Heureusement, il y a aussi les after work et les cocktails, auxquels vous vous rendez inévitablement en tenu de travail.
3. La première déclaration d’impôt
Vous avez dépensé la totalité de votre salaire pour vous offrir ce à quoi vous ne pouviez même pas rêver quand vous étiez étudiant ? Dommage ! Vous devez un mois de salaire, voire un et demi, aux impôts. Si vous aviez été au courant, vous auriez opté pour le prélèvement mensuel !
4. Le dialecte
Vous commencez à employer les expressions « vie active, » « cotisations » et « RTT ». Votre vocabulaire change : vous ne glandouillez plus, vous vous reposez. Vous n’avez plus le seum, vous faites un burn out. Le champ lexical des vacances est lui aussi chamboulé : adieu l’aventure, l’évasion et la gueule de bois ! Vous préférez désormais vous ressourcez dans un endroit calme pour vous détendre. Le nom de vos destinations évoluera en conséquence : au revoir roadtrip et couch surfing, bonjour Club Med et maisons d’hôte.
5. Le mode de vie
Vous pensiez qu’être adulte était synonyme de liberté et que vous seriez enfin autorisé à vous lever et à vous coucher à l’heure que vous voulez ? Grave erreur ! Votre supérieur hiérarchique vous attend dès 8 heures chaque matin. S’il ne remarque pas votre léger retard, ne vous inquiétez pas : un collègue bienveillant et soucieux de votre santé ne manquera pas de lui en toucher deux mots. Pas le choix, il faudra se lever à 6 heures 30, le temps de se doucher, d’émerger et, éventuellement, prendre votre petit déjeuner pour affronter votre quotidienne dose d’embouteillages matinaux.
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