C’est quoi un Chief Happiness Officer ?
Il s’agit d’un nouveau métier, né dans la Silicon Valley et qui commence à se développer en France. Le CHO travaille pour le bien-être des salariés en entreprise. Cela passe par la sécurité au travail, l’organisation d’événements « team building », l’optimisation des outils de communication, l’accompagnement de l’entreprise dans son évolution, le confort individuel des salariés, la gestion des conflits…
Concrètement, quel type d’actions mettez-vous en œuvre ?
C’est tellement varié, cela dépend des besoins de chaque entreprise ! Ce peut-être l’organisation d’une séance de yoga du rire, comme d’une « Birthday party » mensuelle, la mise en place de séances de coaching, le développement d’un réseaux social interne destiné à faciliter la communication, mais aussi le réaménagement des espaces de travail. Tout ce qui peut améliorer le bien-être au sein d’une entreprise.
Comment êtes-vous devenue CHO, quel est votre parcours ?
Je suis titulaire d’un BTS tourisme. J’ai travaillé d’abord à l’étranger (en tant qu’animatrice et chargée des relations publiques) puis j’ai été embauchée par une agence événementielle dans le secteur du tourisme. J’y suis restée 14 ans à travailler sur des projets événementiels type séminaires « team building » et autres voyages incentive (ndr : il s’agit de séjours destinés à stimuler les collaborateurs). Et puis j’ai eu envie de faire autre chose…
Je me suis intéressée au bien-être sous tous ses angles, j’ai commencé à développer mon réseau et me suis lancée.
Quelles compétences sont requises pour devenir « Directrice du bonheur » ?
S’agissant d’un métier nouveau, il n’existe pas de profil type et les formations sont encore rares. C’est une profession à la croisée de la communication (pour l’aspect terrain) et des ressources humaines (pour l’aspect relationnel). Il s’agit d’un poste stratégique et délicat : il faut savoir s’adapter à l’entreprise, être à l’écoute, d’une nature bienveillante et altruiste, mais aussi être doté d’une bonne capacité d’organisation.
Est-ce que Chief Happiness Officer est un métier d’avenir ?
Burn-out, absentéisme, turn-over, frais de recrutement… autant de freins pour l’activité de l’entreprise. Avec l’avènement des réseaux sociaux et l’arrivée de cette nouvelle génération : les idées fusent, les gens partagent, il faut donner pour recevoir. Bref, les modèles sont en train de changer, l’entreprise doit se réinventer. Pour un employeur c’est désormais une question de survie : le management devient collaboratif et participatif. Alors oui, le CHO est un métier très prometteur.
Toutes les entreprises peuvent-elles faire appel à ce genre de profil ?
Au départ ce sont surtout les start-ups qui ont franchi le pas. Aujourd’hui tout le monde s’y met : les opticiens Krys, Allo Resto, Airbnb, la Française des Jeux, Google… ont un CHO dans leurs rangs. Certains font appel à des consultants, d’autres créent un poste dédié. Il faut juste que l’entreprise soit suffisamment ouverte pour avoir envie de tester cette nouvelle méthode de travail. La transformation est en train d’opérer. C’est un métier contagieux !
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