Comment taper dans l'œil de ces algorithmes qui trient les CV ?

Si vous candidatez pour un emploi, découvrez comment des logiciels analysent votre profil, trient les CV et vous sélectionnent… ou pas. Mais surtout : apprenez à connaître les ATS (Applicant Tracking System) côté coulisses, pour mieux les séduire.

Comment taper dans l'œil de ces algorithmes qui trient les CV ? © istock


Interviewée dans Le Figaro, Laurianne Laval, marketing manager chez MyJobCompany, explique que 95 % des grosses entreprises et 50 % des PME sont équipées de robots qui filtrent les CV et décident ou non de la légitimité de votre candidature.

 

Un algorithme, qu’est-ce que c’est ?

Un algorithme est une méthode de calcul informatique destinée à résoudre un ensemble de problèmes. Il s’agit d’une technique de programmation, permettant de recueillir un certain nombre de ressources afin de les analyser, d’indexer ces informations et de les hiérarchiser.

Certains algorithmes sont employés par les recruteurs pour trier les CV, en fonction de critères bien spécifiques, afin d’opérer un filtre parmi toutes les candidatures.

 

Intégrer la matrice et mieux la séduire c’est :

1. Comprendre qu’il s’agit de logiciels paramétrés
Traduction : les algorithmes suivent 2 techniques afin de trier les candidats :

  • La « méthode de scoring » pour pondérer chaque mot clé ou expression (pour un poste de vendeur par exemple), le terme « force commerciale » aura un coefficient 5 alors que « Word » ne vaudra que 1.
  • La « méthode de ranking » qui va se fonder sur le calcul du nombre de fois où un mot est répété.

    Faites vos jeux !

 

2. Se souvenir que votre CV doit comporter des mots-clés
Traduction : compétences, type de poste souhaité… collez à la fiche de poste : elle permet de repérer les bonnes formulations à utiliser, déployer une sémantique sur-mesure, et un vocabulaire spécifique à ce secteur économique, afin de vous calquer sur le profil recherché.

Pensez aussi à préciser le nom des entreprises et autres références que vous souhaitez mettre en avant.

Finalement il s’agit d’employer un « 

 

3. Garder à l’esprit qu’un robot doit pouvoir vous lire
Traduction : pas de formats fantasques. Le JPEG est à bannir (une image est muette pour un robot, il scanne votre CV à la recherche de mots). Préférez le format PDF par exemple (il vous permettra d’être intégré à la CVthèque) ou  – si un formulaire est prévu à cet effet – remplissez les champs requis. 

 

4. Ne pas négliger l’humain

même si les ATS sont fiables quand il s’agit d’analyser la compétence pure, pour toutes les données « subjectives » (passions, valeurs, culture d’entreprise, etc.), une intervention humaine reste toujours requise.  

 

5. Ne jamais chercher à duper un algorithme

pour booster leur candidature, certains petits malins glissent des mots-clés écrits en blanc sur fond blanc par exemple. Invisibles à l’œil nu pour un lecteur lambda, ces données vont susciter l’intérêt des robots. Gare à la triche : les moteurs savent aussi débusquer les filous…

 

Même si ces algorithmes sont des machines fiables, elles restent des machines. La montée en puissance des embauches par cooptation (Lire aussi Le recrutement participatif : avenir des RH ?) montre aussi que la dimension humaine du recrutement reste essentielle. Finalement les robots opèrent juste un premier filtre, ne les laisser pas faire barrage. Objectif : apprivoiser ces algorithmes afin que vos compétences deviennent des « occurrences ».

 

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