NRJ : Tu es de retour avec un album plein d’espoir. Ça correspond à ton état d’esprit aujourd’hui ?
Corneille : C’est mon thème de prédilection en même temps ! Je me préoccupe beaucoup plus qu’avant de l’état du monde. C’est là que je vais élever mon fils. Je ne suis pas un pessimiste, un fataliste. On doit revoir notre façon de vie, notre consommation… Mais je sens une évolution de la conscience humaine là-dessus. Notre époque n’est pas la pire, on a accès à toute l’histoire de la planète. Le monde ne sera jamais parfait.
NRJ : Tu reviens à tes premières influences RnB avec en plus une touche de Hip Hop. Quels sont les artistes qui t’ont inspirés ?
Corneille : Il y en a beaucoup ! Baby Face, qui a fait beaucoup de tubes dans les années 80-90. Il a eu une grande influence sur moi. Il y a tout un mouvement disco/r’n’b new-yorkais des années 1990, et ça revient en ce moment. Aujourd’hui, je m’inspire de gens commeKanye West , Jay-Z, .Blige… j’ai beaucoup suivi l’évolution de tout ça, jusqu’à aujourd’hui.
NRJ : Tu as choisi de collaborer avec des rappeurs comme cela se fait beaucoup aux Etats Unis …
Corneille : C’est une envie que j’avais depuis longtemps, qui correspond aux codes du r’n’ b américain. Beaucoup de chanteurs et chanteuses de r’n’b font des duos sur leurs albums. Moi, je ne m’étais jamais donné le droit de le faire. C’est TLF qui m’a contacté. Le titre m’a plu, je l’ai fait sans aucune ambition. Et ça a marché, ça a plu à un public qui n’aimait pas forcément le rap à la base. Ça m’a donné une légitimité.
NRJ : Pourquoi avoir choisi La Fouine et Soprano ?
Corneille : Ils sont les porte-étendards du mouvement hip hop aujourd’hui. Je suivais leur carrière, sans les connaître personnellement, comme tout le monde. J’avais déjà contacté La Fouine pour un duo il y a quelques années, et ça ne s’était pas fait. On se connaît sans se connaître, on fait partie de la même culture. Pourquoi ne pas avoir fait des duos plus tôt, c’est plutôt la question. Ce sont les premiers duos que je fais, en cinq albums. Avant, j’étais encore dans la construction d’une identité musicale, je n’étais pas forcément prêt à m’ouvrir sur d’autres identités musicales.