[Test] Persona 5, le RPG de l'année

Le - modifié le

Satire, RPG, expérience sociale, OVNI, Persona 5, c'est un peu tout ça à la fois... mais c'est surtout un grand jeu.

Nous l'évoquions la semaine dernière, le Japon étale son génie depuis plusieurs mois sur tous les supports du marché, et poursuit sur sa lancée avec la sortie de Persona 5 sur PlayStation 4 ET PlayStation 3.

Toutefois, il faut bien comprendre deux choses. Oui, nous parlons aujourd'hui d'un grand RPG japonais et possiblement du meilleur depuis le lancement de cette génération (si l'on ne tient pas compte des remasterisations).

Et non, cela ne signifie pas que vous adhérerez forcément à son offre très particulière. Car un Persona ne se vit pas comme le jeu vidéo de monsieur Tout-le-Monde. C'est un délire, un trip, un jeu qui ne cherche pas à être accessible ou à plaire au grand public.

Ici, on étudie le jour, on affronte des monstres la nuit... dont certains avec des formes très suggestives. On essaye de gérer habilement son emploi du temps pour effectuer quelques tâches ménagères, réviser son examen, ou bosser à mi-temps pour gagner de l'argent.

Alors, oubliez vos habitudes en monde ouvert, les classes de combat, les villages et les forêts, et bienvenue dans ce nouveau trip signé Atlus.

© 

Une base solide

Persona 5 est un symbole, celui des vingt ans d'une licence lancée le 20 septembre 1996 sur la première PlayStation.

Et contrairement à d'autres qui ont choisi de fêter cet anniversaire en développant le pire jeu de la marque, Persona 5 va au contraire s'armer d'ambition pour en devenir le meilleur représentant.

Déjà en proposant un scénario très agressif, très rythmé, que l'on souhaite dévorer sans pause. Et ce, dès le prologue qui nous montre le personnage principal, surnommé Joker, arrêté par la police lors d'un cambriolage après avoir été trahi par l'un des siens. Qui ? C'est forcément la question que l'on va se poser rapidement. Et le jeu choisit de revenir dans le passé pour nous faire revivre tous les éléments qui ont mené le Joker jusqu'à cette sombre salle d'interrogatoire.

Bref, là où la série nous a toujours habitués à un rythme très lent, à la limite du pénible, Persona 5 démarre dès la première seconde. Et il nous comble avec son casting parfait, cette musique jazzy parfaitement adaptée à l'ambiance, et cet habillage absolument génial.

Alors oui, ce n'est pas une claque graphique... mais c'est bien là son plus gros défaut déjà pardonné.

© NRJ

Lancer le diaporama

Un jeu à part

On vous le disait au début, Persona 5 n'est pas Final Fantasy. C'est un jeu Atlus qui va miser sur l'expérience sociale (la connexion entre chaque héros) et la satire de notre monde avec tous les défauts de l'être humain, surtout l'adulte.

Le tout enrobé d'une ultra couche d'activités annexes (job, études, sorties, loisirs) à gérer en fonction de son emploi du temps.

Car ici, la moindre petite chose fait avancer rapidement le temps, même quelques tractions dans sa chambre pour améliorer ses points de vie.  

En fin de journée, le jeu vous ouvre les portes d'un donjon qui représente le rêve de l'adulte corrompu, qu'il s'agisse d'un professeur tortionnaire ou un politicien véreux. Et vous avez là aussi une date limite pour en venir à bout, sinon la partie est terminée.

Et tout ce cheminement va durer une année. On avance donc constamment avec cette peur du chrono mais soyez rassurés, Persona 5 n'est pas un jeu Atelier (période Rorona), vous aurez largement le temps d'en profiter.

© 
© 

Action sous couverture

La grande nouveauté du jeu, et pas des moindres, c'est de tourner le dos aux donjons aléatoires. Cette fois, chaque château / musée / banque visitée a une architecture unique.

Vous pouvez ainsi visiter la zone, trouver les coffres, puis ressortir sans reprendre tout depuis le début la fois suivante. Surtout que le jeu propose des téléportations pour rejoindre directement la dernière salle de repos (et de sauvegarde). Il y a bien des donjons aléatoires par la suite mais ils sont facultatifs.

Dans le donjon, les ennemis sont visibles sur la carte et peuvent être surpris en les attaquant discrètement. Car vous incarnez un groupe de voleurs et comme tout voleur de jeu vidéo qui se respecte, vous pouvez vous planquer pour surprendre votre proie.

En combat, les choses redeviennent plus « classiques ». C'est-à-dire que vous pouvez taper l'adversaire, jeter un sort en cherchant son point faible (un point faible trouvé, c'est une nouvelle action successive offerte), ou vous protéger d'une attaque.

La touche Atlus consiste à faire chuter chaque ennemi de la carte (en trouvant le point faible) pour activer une attaque groupée, ou une tentative de séduction. Cette dernière ayant pour but de discuter avec l'ennemi pour le rallier à votre cause.

Ce dernier deviendra ensuite un Persona que vous pourrez invoquer pour profiter de ses capacités. Ou le fusionner avec un autre pour créer des Persona de plus en plus puissants.

© NRJ

Lancer le diaporama

Message du jour : foncez !

Persona 5 est un RPG japonais toujours aussi atypique, rythmé, habilement scénarisé, musicalement impeccable, esthétiquement génial, au système de combat très dynamique, et pour une fois sans donjon aléatoire.

Alors certes, il y a beaucoup trop de combats. Mais c'est pour cela qu'on aime faire des pauses en plein milieu du donjon pour lancer une activité annexe ou draguer Futaba.

Alors si vous aimez la série, foncez, vous avez le meilleur épisode à portée.

Si vous ne connaissez pas la série, alors foncez, vous avez le meilleur RPG de cette génération.

Toutes les raisons sont bonnes pour foncer aujourd'hui... à moins de ne rien comprendre à l'anglais car le jeu n'est malheureusement pas traduit en français (mais pour une fois, l'éditeur libère le doublage japonais !).

Et si vous n'adhérez pas à l'offre, alors oubliez toutes les productions d'Atlus, car nous avons aujourd'hui son meilleur jeu.

© 

Test de Persona 5 en vidéo

nrjgames - news - Test Persona 5