[Test] DOOM Eternal : le meilleur FPS de 2020 ?

Le

Quatre ans après la sortie de DOOM, id Software fait à nouveau appel au Slayer pour dézinguer du démon à tout-va dans DOOM Eternal. Encore plus brutal et nerveux que son prédécesseur, le jeu s’impose déjà comme l’un des hits de cette année !

Quand on parle de FPS, comment ne pas évoquer DOOM, la série culte de John Romero et des frères Carmack ? Sorti en 1993, le premier épisode de cette saga avait complètement époustouflé le monde du jeu vidéo avec ses graphismes en 3D et son gameplay révolutionnaire. Et si ses deux suites, DOOM II et DOOM 3, ont toutes les deux prolongé le succès de la licence, il aura fallu attendre 2016 pour enfin découvrir un nouvel épisode.

Sobrement intitulé DOOM, ce «reboot» de la saga a définitivement remis sur les devants de la scène les talentueux développeurs de chez id Software. Après un DOOM 3 beaucoup plus et lent et axé sur l’horreur, les équipes du jeu sont revenues aux fondamentaux de la série en proposant un FPS nerveux, où l’action s’enchaîne frénétiquement. Ajoutez à cela une dose de verticalité et un level-design très astucieux et vous obtenez l’un des meilleurs jeux de tir de ces 10 dernières années.

Fort de ce succès, le studio fait donc son retour cette année avec DOOM Eternal, sur PS4, Xbox One et PC. Et si le jeu reste dans la droite lignée de son prédécesseur, vous allez voir qu’il arrive avec de nombreuses améliorations qui rendent l’expérience encore plus folle qu’elle ne l’est déjà. La chasse aux démons est ouverte !

© id Software / Bethesda

Démons et merveilles

Dans ce nouvel épisode, on retrouve encore une fois le Doom Slayer, qui doit faire face à l’invasion des démons sur Terre. Alors que près de 60% de la population a été décimée, notre ami va devoir affronter des hordes de créatures et détruire les prêtres des Enfers pour rétablir la paix. Si le scénario invite clairement à enchaîner les gunfights ultra bourrin, il faut tout de même saluer la mise en scène du jeu. Les cinématiques permettent de mieux cerner les enjeux de cette guerre, tout en découvrant l’univers de DOOM. Bien sûr, il ne faut pas s’attendre à une histoire très développée, mais elle a le mérite de donner un sens à toute cette boucherie. Et mine de rien, ça fait du bien !

Et si les développeurs ont soigné la mise en scène, ils ont également mis le paquet sur le plan visuel. En plus d’être beau, le jeu est parfaitement fluide et ne bronche pas un instant pendant les phases de combat. On apprécie également le level-design qui s’avère beaucoup plus riche que dans le précédent DOOM. Ici, vous pourrez explorer de nombreux environnements qui apportent un peu de peps aux pérégrinations du Slayer. Chaque niveau offre son lot de surprises, de nombreux secrets et bonus étant disséminés aux quatre coins de la carte.

Vous l’aurez compris, l’exploration reste une part essentielle du jeu et vous devrez souvent passer par des phases de plateformes qui vous demandent un minimum de réflexion. Un excellent point qui favorise la rejouablité du titre, puisqu’il vous faudra probablement recommencer certains niveaux afin de débloquer tout le contenu du jeu.

© Bethesda / id Software

La puissance à l’état pur

Côté gameplay, DOOM Eternal mise sur une approche résolument agressive. Dans ce jeu, il n’est pas question de se cacher derrière un mur afin d’attendre le bon moment pour frapper. Au contraire, c’est en allant directement à la rencontre de vos ennemis que vous ferez le plus de dégâts. Pour ce faire vous aurez à votre disposition tout un arsenal complètement loufoque (fusil à pompe / grenade, lance-roquette, fusil à plasma…) qui s’étoffera au fil de vos missions. Chaque arme peut s’équiper de deux modules, qui libèrent sa pleine puissance, et vous devrez vite alterner entre vos différents équipements pour survivre.

D’ailleurs, on apprécie le ralenti lors du changement d’arme qui permet de faire le point sur la situation tout en sélectionnant le bon équipement rapidement. Malgré le côté frénétique des combats, on parvient vite à prendre le coup de main et on a l’impression de maîtriser totalement son personnage. Cette sensation provient principalement des déplacements qui sont tout simplement excellents ! Les dashs pour esquiver apportent encore plus de vitesse et il est même possible d’utiliser l’environnement pour prolonger vos déplacements aériens. On adore aussit le «bullet-time» qui permet de viser au ralenti pendant quelques secondes. Résultat, il est possible de réaliser des shoots d’une grande précision sans réduire sa mobilité. Et cela donne souvent lieu à des actions de grande classe.

Pour ne pas casser le rythme de ces fusillades, les développeurs ont bien sûr pensé à tout. Afin de récupérer des munitions, vous aurez à votre disposition une tronçonneuse qui fonctionne sur les adversaires les plus faibles. Les coups sont particulièrement violents et offrent de exécutions bien gore à souhait. Mais ce n’est rien comparé aux Glory Kills, des finish-move disponibles après avoir infligé assez de dégâts à l’ennemi. Ces mouvements spéciaux, qui permettent de récupérer de la vie, sont le principal atout du jeu. Chaque ennemi profite de ses propres mises à mort (qui varient selon l’angle de votre attaque) ce qui rend l’expérience encore plus jouissive. Dès lors qu’un nouvel ennemi apparaît, on prend un malin plaisir à l’attaquer en premier afin de vite découvrir quelle sera sa fin. Plus bad-ass, tu meurs.

© Bethesda / id Software

Une guerre longue et intense

Histoire de ne pas dévoiler toutes ses cartes dès le premier acte, DOOM Eternal mise sur une progression proche de ce qui se fait dans les RPG. Votre armure, mais aussi vos armes et vos stats, pourront être améliorées en dépensant des points que vous pourrez obtenir en découvrant des jetons et en réalisant des défis. D’ailleurs si vous souhaitez ajouter un peu de challenge à votre aventure, on vous conseille fortement de tenter toutes les épreuves qui se dresseront sur votre route. Dans ces dernières, vous devrez éliminer un certain nombre d’ennemis dans le temps imparti. Les premières sont relativement simples, mais sur la fin, ce n’est pas la même histoire.  

Au final, en prenant le temps de réaliser un maximum de missions secondaires, il vous faudra entre 15h et 20h pour voir le bout de l’aventure. Une durée de vie amplement suffisante quand on voit le concentré d’action qui vous attend. Et si vous en voulez toujours plus, vous pourrez toujours aller faire un tour du côté du multijoueur. Ici pas de deathmatch et autres modes de jeux classiques. Dans le «Battlemode», un joueur incarne le Slayer, tandis que deux autres participants doivent incarner des démons. Si ces derniers ont clairement l’avantage côté puissance, le Slayer peut néanmoins compter sur ses déplacements légers et rapides pour venir à bout de ses adversaires. Prenant, le mode s’avère plutôt bien équilibré, même s’il est nécessaire d’avoir un certain niveau pour gagner avec le Slayer.

© Bethesda / id Software

Un défouloir déjà culte ?

Au même titre que le premier DOOM, DOOM Eternal pourrait bien, lui aussi, marquer son époque. Alors que de nombreux FPS misent actuellement sur un réalisme accru, DOOM Eternal a fait le choix d'être fun à jouer avant tout. Du début à la fin, le titre nous émerveille en proposant de nouvelles mécaniques de gameplay qui apportent toutes un véritable plus à l’expérience. Le gameplay est d’ailleurs au centre de ce titre, où il est rare de s’ennuyer. Pour autant, le jeu vous demandera en permanence de vous surpasser, à l’image des derniers niveaux qui enchaînent avec des vagues de monstres surpuissants. Chaque affrontement procure un sentiment de joie qui fait que l’on fonce toujours dans le tas, avec le sourire.

Il est peut-être un peu tôt pour le dire, mais pour nous, DOOM Eternal fait d’ores et déjà partie des meilleurs jeux de cette année. Irréprochable sur le plan technique, le titre se montre particulièrement généreux en terme de contenu. Les plus nostalgiques seront ravis de pouvoir débloquer des musiques issues des précédents épisodes, mais ils prendront surtout un plaisir fou à découvrir la bande-son composée par Mick Gordon. Alternant entre techno et heavy-metal, cette dernière apporte une touche épique aux combats tout en appuyant sur le côté frénétique de l’action. Un pur régal pour les oreilles !