Resident Evil 3 Nemesis : retour sur un épisode marquant

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Plus de 20 ans après sa sortie initiale, Resident Evil 3 : Nemesis s'apprête à revenir sur le devant de la scène. L'occasion d'évoquer l'héritage laissé par cet opus un peu à part.

La dernière échappatoire

C'est en septembre 1999 au Japon (puis en février 2000 en Europe) que Resident Evil 3 : Nemesis est sorti sur PlayStation. Faisant directement écho à l'épisode précédent, le titre place le joueur dans les bottes de Jill Valentine à Raccoon City. La ville est toujours infestée par des zombies et autres créatures mortelles. La jeune femme doit donc s'échapper, car le gouvernement a décidé de détruire la bourgade pour enrayer l'épidémie. Comme si les monstres ne suffisaient pas, notre héroïne est également confrontée à un danger encore plus grand : le Nemesis. Il s'agit donc d'une véritable course pour la survie.

La terreur de toute une génération

Le principal antagoniste de Resident Evil 3 se nomme donc Nemesis. Ce monstre créé par la société Umbrella a pour but de retrouver et d'anéantir tous les membres de l'unité d'élite STARS. L'objectif étant d'éviter que ces derniers, dont Jill, révèlent les machinations diaboliques de la multinationale pharmaceutique. Durant tout le jeu, Nemesis rode prêt à bondir. Il peut casser des fenêtres ou encore défoncer des murs. Il n'hésite pas non plus à franchir les portes, ce qui est une première dans la série. Autre raison de le craindre, il est invulnérable. S'il est possible de l'immobiliser temporairement en gaspillant de précieuses minutions, seule la fin du jeu nous permet d'anéantir ce monstre. La fuite est donc la meilleure solution...

Changement de rythme

Même s'il conserve toute la dimension horrifique de ses prédécesseurs, Resident Evil 3 : Nemesis se tourne en grande partie vers l'action. Les zombies sont nombreux et les munitions plus courantes. Le titre propose aussi des séquences de « décision en pleine action » qui obligent le joueur à faire des choix rapidement. Le chemin emprunté peut alors changer et il est même possible d'éviter un affrontement. Par contre, en cas d'inaction de notre part, Jill peut subir de lourds dégâts ou être obligée d’affronter un monstre (comme le Nemesis) qu'elle aurait pu éviter. Un système qui donnera naissance aux QTE quelques années plus tard dans la saga.

Dans la continuité

Cependant, ce troisième Resident Evil reprend la totalité des éléments des deux premiers opus. La caméra conserve ses angles fixes, certains décors de Resident Evil 2 sont réutilisés et il est encore une fois possible d'incarner un second personnage nommé Carlos Oliveira. Pourtant, son ambiance si singulière a permis au jeu de se démarquer. Le Nemesis a été propulsé rapidement au panthéon des meilleurs (ou des pires selon le point de vue) méchants de l'histoire des jeux vidéo.

Le 3 avril 2020, Capcom proposera un remake de Resident Evil 3 : Nemesis dans la veine de ce que l'éditeur japonais a réalisé avec la réinterprétation du second opus sortie en janvier 2019. Raccoon City rouvrira bientôt ses portes. Vous pouvez d'ailleurs découvrir le trailer du jeu ci-dessous. L'occasion de revoir le terrifiant Nemesis en action. Frissons garantis !