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Remise à niveau à l'université, l'heure du premier bilan

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La remise à niveau, qu’est-ce que c’est ?

À la rentrée 2018 les étudiants ont pu constater les premiers effets de la réforme de l’enseignement supérieur. Parmi les grandes nouveautés, la mise en place de la plateforme Parcoursup qui remplace APB (Admission Post-Bac). Une plateforme qui permet aux élèves venant de décrocher leur bac de saisir plusieurs vœux pour la poursuite de leurs études. Ceux-ci peuvent alors recevoir trois types de réponses selon leur profil et leur niveau : "Oui", "Oui, si" et "En attente". Dans le dernier cas, l’élève est placé sur liste d’attente et doit attendre qu’une place se libère. Si la réponse est "Oui, si", l’étudiant devra passer par une remise à niveau.

Concrètement il s’agit d’un parcours qui permet d’intégrer la filière demandée par le biais d’une année préparatoire, d’un semestre de remise à niveau ou de modules dits de renforcement pédagogique. Dans les faits, cette remise à niveau peut conduire à allonger le parcours universitaire, mais devrait logiquement limiter le nombre d’échecs.
 

Premier bilan encore flou pour la remise à niveau

À l’heure de la rentrée universitaire 2018, de très nombreux étudiants ont été concernés par la remise à niveau. Ils ont en effet été pas moins de 145 000 à recevoir une réponse "Oui, si" suite à leurs vœux d’inscription réalisés sur Parcoursup. Ces étudiants ont parfois pu passer par une remise à niveau, mais pas toujours. Certaines universités, peu nombreuses, ont jugé qu’elles ne disposaient pas de moyens suffisants et n’ont pas encore intégré cette option.

Pour les autres, des parcours ont été mis en place pour mieux accompagner les élèves qui pourraient rencontrer des difficultés. Il semble que cette formule porte quelque peu ses fruits puisque moins d’abandons ont été constatés au cours du premier mois dans les universités proposant une remise à niveau pour les étudiants ayant eu une réponse "Oui, si". Reste à voir sur la durée si cette réforme change vraiment la donne et si les réorientations ou abandons sont moins nombreux.