Recrutement : la nouvelle entreprise de séduction

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Et si les lignes étaient en train de bouger ? Le monde du travail change, les modèles traditionnels s’effondrent et les rôles s’inversent : le recruteur n’est peut-être plus celui que l’on croit… Décryptage.


A la différence de leur ainées, les générations Y et Z ne rêvent plus d’intégrer de grandes sociétés cotées en bourse pour s’assurer une certaine sécurité professionnelle et gravir les échelons à l’ancienneté (lire aussi : Millennials : que vous réserve le monde du travail ?). Face à cette redistribution des pouvoirs, si l’entreprise souhaite les draguer, elle va devoir user de tous ses charmes.

 

Les temps changent : les talents recrutent

Aujourd’hui les jeunes sont en quête de :

  • Liberté et aspirent à davantage d’autonomie (lire aussi Et si la génération Z réenchantait le monde du travail ?)
  • Valeurs : selon une récente étude réalisée par LinkedIn, 77% des salariés consentiraient une baisse de salaire pour travailler dans une entreprise dans laquelle ils croient.
  • Indépendance : en témoigne l’explosion de l’entrepreneuriat et du micro-entrepreneuriat (lire aussi Et si vous deveniez auto-entrepreneur ?).
  • Challenges : pour preuve l’essor des start-ups et leur pouvoir d’attraction sur les jeunes diplômés.

 

L’entreprise se drape de ses plus beaux atours

Face à cette véritable redistribution des pouvoirs, le monde du travail doit se réinventer et occuper de nouveaux territoires de communication :

  • Développer une véritable marque entreprise pour véhiculer une bonne image.
  • Investir les réseaux sociaux pour s’inscrire dans une volonté de partage, bien loin des modèles hiérarchique pyramidaux.
  • S’engager : humanitaire, écologie, mécénat… autant d’actions pour dorer son image.

 

L’individu reprend toute sa place

Les profils types n’existent plus : être titulaire d’un diplôme d’ingénieur hyper reconnu ne fera pas d’une recrue le bon élément pour autant.

Une belle personnalité peut aussi constituer une plus-value, voire une compétence.

 

Aujourd’hui c’est le talent qui prime 

Les vagues de recrutement massives et impersonnelles sont d’une autre époque :

  • L’entreprise doit se montrer attentive aux besoins de ses salariés si elle veut les garder et empêcher un dommageable turn over.
  • Le bouche à oreille devient un enjeu stratégique : c’est la meilleure façon d’éviter le fameux bad buzz, mais aussi de déployer et asseoir un véritable réseau.
  • Bien-être au bureau et flexibilité sont à l’honneur : amélioration des conditions de travail, horaires aménagés, insights, etc. Le bonheur est désormais dans l’entreprise (Lire aussi : Comment devenir « Chief Happiness Officer » (CHO) ? Interview !)

 

Les meilleurs sélectionnent leur employeur

L’entreprise ne recherche plus des employés mais des collaborateurs, des partenaires, voire des ambassadeurs.

Pour leur plaire, les ressources humaines doivent donc se moderniser : raccourcir et simplifier les processus de recrutement, mais aussi utiliser ces embauches pour améliorer son image.  

 

David Simeoni, expert en recrutement, explique dans le Magazine FrenchWeb (1) : « Les entreprises qui placeront le candidat sur un pied d’égalité dans une relation horizontale, honnête et essentiellement centrée sur l’humain seront les leaders de demain ». Le recrutement devient une entreprise de séduction : laissez le charme agir…

 

(1) Talents et employeurs: mais qui recrute qui ?, déc. 2016