InFamous : les 10 ans d'une franchise électrique

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Exclusivité Sony, la saga InFamous est appréciée pour le formidable hommage qu’elle rend aux comics et aux super-héros. En plus de son aspect référentiel, elle propose des aventures spectaculaires.

Se découvrir des pouvoirs et une âme de super-héros (ou pas)

Après avoir travaillé sur la trilogie Sly, des jeux de plateforme 3D, Sucker Punch se tourne vers un projet « mature » dans sa tonalité. Le développement dure trois ans et la sortie du premier InFamous survient en 2009. Le joueur incarne Cole MacGrath qui se découvre des pouvoirs électriques. Ondes de choc, éclairs, mur à polarité, drainage… La liste de ses aptitudes se dévoile progressivement. En fonction de vos choix moraux au fil de l’histoire, votre karma donne accès à des pouvoirs spécifiques, tandis que d’autres sont disponibles sans prendre en compte vos décisions. De fait, le jeu paraît moins manichéen qu’escompté.

InFamous 2 : on prend les mêmes pour une suite jouissive

L’une des grandes particularités d’InFamous est de proposer un monde ouvert. Une initiative peu courante dans les jeux de super-héros et qui lui confère une excellente rejouabilité. Après le succès du premier opus, InFamous 2 sort en 2011. D’un point de vue scénaristique, il s’avance comme l’épisode de la continuité, à tel point qu’il est préférable d’avoir fini le premier titre avant de s’y plonger. Le rôle du karma reste prépondérant, tandis que les pouvoirs sont toujours aussi jouissifs à utiliser. Le gameplay a été amélioré pour proposer des affrontements plus énergiques, ainsi que des déplacements plus fluides. Bref, une recette de base optimisée pour le meilleur.

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À nouveau héros, nouveaux pouvoirs

Alors que les deux premiers opus sont exclusifs à la PlayStation 3, InFamous: Second Son passe sur la génération suivante en 2014. Pour cette transition, Delsin Rowe remplace Cole MacGrath. On quitte également Empire City pour Seattle. L’irruption de porteurs et de « mutations » n’est pas sans rappeler X-Men, notamment en ce qui concerne la peur de la différence et la menace potentielle de certains individus. À noter, une influence du karma encore plus poussée et une réalisation hors pair pour arpenter les rues de celle qu’on surnomme la ville émeraude. On regrette néanmoins une durée de vie réduite de moitié par rapport à ses prédécesseurs. Comptez entre dix et quinze heures pour en faire le tour.

Des spin-off qui explorent de nouvelles pistes

Entre deux épisodes de la saga principale, Sucker Punch a proposé des stand-alone avec un succès critique moindre. Fin 2011, InFamous 2: Festival of Blood se distingue par son ambiance horrifique teintée d’une atmosphère propre à la Louisiane avec la ville de New Marais. Une incursion sympathique et étonnante, mais très brève. Pour succéder au troisième volet, InFamous: First Light emprunte le même modèle que son prédécesseur. À savoir, une aventure courte, mais techniquement aboutie. On remarquera également l’absence du karma et la présence d’Abigail Walker, une nouvelle héroïne. Après cinq ans sans nouvelles, le studio n’a pas encore annoncé la mise en chantier d’InFamous 4. Pour l’instant, leurs efforts se concentrent sur Ghost of Tsushima.