Gims à cœur ouvert: les infos à retenir de son documentaire sur Netflix

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Dans l'intimité de Gims. De son enfance, à ses premiers pas dans la musique, en passant par sa tournée «Fuego Tour» et l'ultime show au Stade de France, revivez en images l'ascension du Maître à travers le documentaire diffusé ce jeudi 17 septembre sur Netflix. Détails.

«C'est très compliqué de me mettre dans une case», tels sont les premiers mots de Gims dans ce documentaire, réalisé par Florent Bodin, pour Netflix. Et l'interprète de «Sapés comme jamais» n'a pas tort. Artiste aujourd'hui reconnu et complet – et sans aucun doute l'un des plus populaires en France –  Gandhi Djuna, de son vrai nom, n'était pourtant pas destiné à ce métier… Bien au contraire.

"Un enfant de la rue"

Né à Kinshasa en 1986, le petit garçon quitte la République Démocratique du Congo alors qu'il n'a que deux ans avec ses parents et sa petite sœur Fitscha. Une partie de la famille arrive donc en France, après avoir fui le pays pour des raisons politiques. À l'époque, le père de Gims, Djuna Djanana était une véritable star en Afrique, multipliant les concerts avec la troupe de Papa Wemba, connue pour avoir lancé la rumba congolaise.

Une fois arrivé dans l'Hexagone, Gims est rejoint par ses deux grands frères Saty et Afi, avant d'être tous les trois placés dans un foyer d'accueil. C'est ici même, qu'il y découvre une autre culture, «pas mal de choses, confie-t-il. Michael Jackson, je m'en rappelle. Et voilà comment commence ma petite vie en France.» Après avoir quitté le foyer à l'âge de 4 ans, Gims s'installe à Paris et débute sa scolarité: «La primaire, ça a été un choc. J'apprends à connaître les valeurs, les richesses, les fiertés de la France. Donc très vite, l'art forcément. Ça commence par là, et tout de suite j'accroche.» En CM1, il participe à une pièce de théâtre, «Le Bourgeois gentilhomme». Et c'est le déclic.

Mais plus Gandhi grandit, plus le quotidien devient compliqué. Et le divorce de ses parents, en 1995, n'arrange rien. Installé avec sa mère dans un squat insalubre, le jeune garçon connaît la misère, le manque d'hygiène et la drogue. Il côtoie des toxicos et goûte à l'interdit. Petit à petit, il se déscolarise et devient, selon lui, «un enfant de la rue à 100%».

"L'homme aux lunettes"

© © Getty Images / Venturelli

Tel un gamin passionné de rap, il enchaîne les freestyles et commence à s'entourer des futurs membres de la Sexion d'Assaut. C'est aussi à ce moment-là que Gims trouve son personnage: «Je ne me suis pas cherché longtemps.» Un soir, il enregistre un freestyle en vidéo et se munit d'une paire de lunettes noires: «Je n'avais pas de blaze, on ne savait pas qui j'étais». Des lunettes de touriste achetées à Montmartre, comme il aime le dire. Et pourtant, la vidéo connaît son petit succès et «tourne dans le milieu». Il n'en fallait pas plus pour que Gandhi soit renommé «l'hommes aux lunettes». Un surnom qui ne l'a jamais quitté.

"Il ne laissera personne passer devant lui"

Si Gims connaît un succès fou, son petit frère jouit aussi d'une certaine notoriété. Au fil des années, Dadju s'est fait une place sur la planète musicale. Et malgré une complicité certaine entre les deux, la concurrence est palpable: «Gims, il ne laissera personne passer devant lui, confie dans un sourire l'interprète de «Bobo au cœur». Tu peux être son père, il ne va pas te laisser. Mon but c'est de passer devant lui. Et son but à lui, c'est que je monte, mais que je sois juste derrière son épaule.»

"J'étais un cœur pur"

Dans l'ombre, Gims se ressource et part vivre au Maroc quelques temps. C'est ici, en 2004, qu'il se convertit à l'Islam: «Quand je suis rentré dans cette religion, j'étais à la portée de n'importe quel gourou, je suis entre guillemets un cœur pur et quelqu'un de mal intentionné peut te prendre sous son aile et faire de toi une arme.»  Un an plus tard, le rappeur rejoint la secte islamiste des Frères Tabligh, avant de faire machine arrière: «On évolue ensemble et chacun a pris des chemins différents, poursuit-il. Tu as des gens qui sont partis et qui ont fini en Irak (…) Ça m’a fait flipper, je ne sais pas où j’aurais pu terminer.»

Malgré tout, Gims reste attaché à la religion. Chaque année, pendant le Ramadan, l'artiste revient avec sa famille au Maroc pour profiter d'un mois de tranquillité, loin du business et du showbiz et ainsi profiter de ses proches. Des instants en famille importants pour le chanteur qui regrette parfois d'être un père absent: «Il souffre de ne pas être assez présent pour eux. C'est son regret», confie son épouse Demdem, toujours à ses côtés.

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