Fally Ipupa: ses débuts, ses collaborations, ses succès… Retour sur sa carrière

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Avec six albums solo, Fally Ipupa est un artiste qui cartonne. Retour sur les événements marquants de sa carrière.

Les débuts de Fally Ipupa

Né à Kinshasa le 14 décembre 1977, Fally Ipupa est aujourd'hui un artiste complet, qui travaille avec de grands noms du rap. En quelques années de carrière et pas moins de six albums à son actif, le chanteur, danseur et producteur a su s'imposer sur la scène musicale.

Dès son enfance, Fally Ipupa est passionné par la musique. Il se met alors à chanter aux côtés de petits groupes de rue et intègre la chorale de l'église de Bandal, une commune de Kinshasa: «J'ai toujours voulu chanter devant les gens, danser devant les gens, confie-t-il en janvier dernier à Konbini. J'ai dansé avec mes amis dans le quartier, mais c'était la première fois qu'on me donnait vraiment un micro pour chanter.»

Par la suite, et après avoir fait ses preuves dans différents groupes, il se fait remarquer par Koffi Olomidé, qui dirige le Quartier Latin et avec qui il va rester pendant sept ans. Ensemble, ils travailleront sur plusieurs opus avant que Fally Ipupa décide de se lancer en solo…

Fally Ipupa lance sa carrière solo!

En 2006, Fally Ipupa signe chez Obouo Music et élabore son premier album en solo baptisé «Droit Chemin». Très vite, le succès est au rendez-vous pour cet opus et Fally Ipupa devient une référence dans la musique congolaise et se voit même attribuer des surnoms tels que «Dicap la merveille», en référence à l'acteur Leonardo DiCaprio.

Porté par les titres «Sopeka» en featuring avec Ben-J ou encore «100% Love» enregistré aux côtés de Barbara Kanam, «Associé» et «Attente»,  Fally Ipupa se produit le 7 avril 2007 à l'Olympia et devient par la même occasion le premier artiste congolais de sa génération à chanter sur cette scène mythique.

Quelques mois plus tard, il dévoile son deuxième album, baptisé «Arsenal de belles mélodies» enregistré à Paris et mutliplie les concerts en France mais aussi en Allemagne, en Suède, en Grande-Bretagne ou encore en Afrique. En 2013, son troisième album, «Power Kosa Leka», sort.

Fally Ipupa enchaîne les collaborations

Au fil des albums – et des succès – Fally Ipupa multiplie les collaborations. Pour son quatrième album, «Tokooos» sorti en 2017, on notera ses morceaux «Kiname» avec Booba, «Na Lingui Yé» avec MHD, «Mannequin» avec KeBlack et Naza ou encore «Bad Boy» aux côtés d'Aya Nakamura et «Nidja» en featuring avec R. Kelly. 

Un an plus tard, il dévoile «Control», un opus porté par les titres «Canne à sucre» ou encore «Aime-moi». Cette même année, il est classé parmi les 50 africains les plus influents par le magazine Jeune Afrique. En parallèle, il devient même juré de l'émission «L'Afrique a un incroyable talent».

C'est finalement en 2020 qu'il entame son retour avec son sixième album, «Tokooos II», toujours porté par des collaborations au sommet aux côtés de Ninho pour «Likolo», M. Pokora pour «Juste une fois», Naza pour «Oza Yanga» ou encore Dadju pour «Un coup».

Travailler avec des artistes français ou internautiaux, c'est une véritable fierté pour l'artiste, attaché à ses racines: «Le Congo nourrit la planète musicale, explique-il à l'AFP. Je savais que ça allait arriver, que des artistes américains demanderaient des collaborations avec des artistes du Congo, du Nigeria, de Côte d'Ivoire, je le sentais. Quand on (se produisait) pour les BET, les Grammy, les artistes américains étaient surpris. On a encore du chemin à faire mais le respect commence à s'installer».

Fally Ipupa en chiffres

Avec plus de deux millions d'abonnés sur sa page YouTube et 3,2 millions de followers sur Instagram, Fally Ipupa est un artiste très soutenu par sa communauté de fans.

Au cours de sa carrière, Fally Ipupa est aussi récompensé à diverses reprises: élu «meilleur artiste masculin» en 2013 aux Trace Urban Music Awards, «Artiste Francophone de l'année» aux WANA Music Awards en 2017 ou encore «meilleur artiste de l'Afrique centrale» aux Afrimma Awards 2019 pour ne citer que ces récompenses. De quoi lui attribuer le surnom d'aigle du Congo.

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