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Ces jeux très japonais qui se sont fait une place en Occident

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Shenmue, l’histoire d’une légende écrite en pointillés

Devenu une véritable légende qui a marqué l’histoire du jeu vidéo, Shenmue s’est imposé comme un précurseur dans de nombreux domaines. Il a été l’un des premiers jeux à insuffler une tension dramatique dans son scénario en soignant les relations sociales entre les protagonistes. L’étendue de son monde ouvert et sa durée de vie colossale ont également été une source d’émerveillement, tout comme la richesse du gameplay. Presque 20 ans après la sortie du second opus, Sega confirme le développement de sa suite directe, Shenmue 3, pour l’été 2019.

Yakuza, le GTA japonais

Dans un contexte contemporain, la saga Yakuza est le pendant nippon de GTA. L’immersion au cœur du crime organisé y est particulièrement surprenante, tant le code d’honneur des yakuzas reste présent et respecté. Entre règlements de compte, braquages à main armée et poursuites, le joueur découvre l’envers du décor d’un pays où les traditions demeurent encore vivaces. À l’instar de son homologue occidental, les missions ne sont pas linéaires puisque l’on évolue dans un monde ouvert.

Nioh, au temps des samouraïs et des Yokai

Héritant de la difficulté des jeux Dark Souls, Nioh prend place dans le Japon féodal, à l’époque Sengoku. Le joueur incarne William Adams, un personnage ayant réellement existé. Il découvre un univers proche de la fantasy où le contexte historique côtoie le folklore local, notamment les Oni et les Yokai que l’on peut assimiler à des créatures mythologiques et à des fantômes. Si le titre de Team Ninja reste exigeant, il n’en demeure pas moins un bijou d’ambiance et d’aventures.

Okami, quand la poésie évoque la création du Japon

S’il est bien une œuvre représentative de la poésie et de l’art japonais, c’est bien Okami. L’intrigue prend place dans un univers onirique où des divinités côtoient des créatures mythologiques, comme le Kyubi, un renard à 9 queues. L’originalité provient également de son gameplay. Il convient de maîtriser l’art du pinceau céleste pour progresser ou combattre ses ennemis. En ce qui concerne les graphismes, le cel-shading retranscrit avec justesse le style des estampes japonaises, comme la technique picturale du lavis.

Project Zero, le survival-horror sur fond de rites shinto

Le Japon est réputé pour ses récits horrifiques de grande qualité. En marge de Silent Hill, Project Zero propose une incursion tout aussi angoissante dans le survival-horror. Le schéma narratif s’appuie sur des histoires de Yūrei (des esprits errants), de rites shintoïstes et d’exorcisme. Au-delà d’une ambiance glauque et délétère, le joueur ne possède aucune arme. Il dispose simplement d’un appareil photo pour éloigner ou capturer les fantômes. Un procédé qui accroît d’autant plus le sentiment de vulnérabilité.