Les nanotechnologies, le futur de l’industrie 4.0

Depuis quelques années, les technologies miniaturisées qui forment la matière révolutionnent les domaines de la physique, de la chimie, de la biologie et de la médecine. Zoom sur un secteur d’avenir dans une industrie en pleine mutation.

Les nanotechnologies, le futur de l’industrie 4.0 © istock


Énergies renouvelables, chirurgie médicale, traitement de maladies, optique : les champs d’application des nanotechnologies sont nombreux. À tel point que le gouvernement français a reconduit en 2017 « le plan Nano », un programme de recherche et de développement de ces nanoparticules, et débloqué 600 millions d’euros d’investissement pour le financer. Bien sûr, ces nanosciences requièrent des ingénieurs spécialistes de l’infiniment petit, et des compétences très particulières. L’objectif : concevoir des solutions à partir de ces nanoparticules pour faire évoluer des produits ou des procédés.  

 

Des profils d’ingénieurs spécialisés très recherchés

Réalisation de tests et d’essais, analyse de résultats, mise au point des procédés, assistance technique : voilà les missions principales des ingénieurs en nanotechnologies. Quelque part entre un technicien scientifique et un chercheur, ces ingénieurs sont en passe de devenir les scientifiques les plus recherchés. Et pour cause, dans un rapport publié en janvier 2008, la commission Attali estime que les nanotechnologies seront « le moteur de la prochaine révolution industrielle ».

L’exemple le plus percutant est certainement celui de la santé. Imaginez que pour vaincre des cellules cancéreuses, il suffit d’injecter un produit à base de nanoparticules ? Et bien, en réalité, c’est déjà possible. C’est d’ailleurs ce sur quoi travaille l’entreprise Nanobiotix, spécialisée en nanomédecine.

 

Les formations pour y accéder

Vous êtes fasciné par l’innovation, les sciences et la recherche ? Commencez votre cursus de formation par une Licence en Sciences et Technologies à l’Université, ou dans une école d’ingénieur. En effet, le métier d’ingénieur en nanotechnologies implique forcément un niveau Bac +4, voire Bac +5.

Parmi les écoles les plus reconnues et spécialisées dans ce domaine, L’école Centrale de Lille et de Paris et leur master de recherche, l’école Phelma de Grenoble, ou encore L’INSAA de Lyon et son « Master of Nanoscale Engineering ». Néanmoins, même si le secteur apparaît comme très prometteur, il faudra vous montrer patient et déterminé pour entreprendre votre projet. En effet, on ne connaît pas encore la toxicité de ces nanoparticules, ni leur impact sur l’environnement.

 

Un pari risqué sur l’avenir

Les nanotechnologies sont-elles dangereuses ? C’est la question que se posent certains scientifiques. Même si les contrôles sont très stricts, et le développement de ces nanoparticules plutôt encadré, nul ne connaît encore les conséquences de ses diverses applications. Cette science, bien que porteuse d’avenir, peut laisser perplexe. Et si vous vous engagiez dans cette voie et qu’elle se révélait semée d’embûches ?

En effet, si les nanosciences se révélaient dangereuses pour l’environnement et l’être humain, vous pourriez bien vous retrouver en touche. D’autant plus que l’étude des conséquences des nanoparticules, aussi appelée nanotoxicologie, n’a pas encore trouvé son financement.

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