Foodiana Lene : rencontre avec une styliste culinaire sans frontière

On dirait qu’elle a la trentaine, mais Lene Knudsen vient de fêter ses 40 ans. Elle a la voix douce, un look irréprochable, un parcours hyper atypique et un métier à croquer. Interview.

Foodiana Lene : rencontre avec une styliste culinaire sans frontière © Foodiana Lene


Pourrais-tu nous parler de ton parcours ?

Je suis née en Corée du sud à Séoul en 1976. A l’âge de 3 mois, une cigogne m’envoie au Danemark où je grandis, à une température très basse, avec des enfants Vikings.

En 2002, étudiante dans une école de mode à Copenhague, je pars m’installer à Paris, pour commencer un stage de stylisme.

 

Et cette nouvelle vie de parisienne ?

J’ai travaillé pour des bureaux de style à Paris tout en étant illustratrice pendant 4 ans.

Et puis j’ai eu ma fille en 2006. Cela a été un déclic et pour lancer une nouvelle vie dans le monde culinaire.

 

Qu’est-ce qui t’a donné l’idée de te lancer dans la cuisine ?

J’ai toujours aimé faire des pâtisseries. Au Danemark depuis toutes petites on cuisinait des gâteaux parce qu’on n’avait pas autant de bonnes boulangeries ou pâtisseries qu’en France. C’était un retour aux sources.

 

Comment es-tu devenue styliste culinaire ?

J’ai commencé à faire des brownies que je vendais à Montmartre dans les restos du quartier.

Ensuite j’ai envoyé des lettres de candidature dans les pâtissiers connues à Paris, mais – trop inexpérimentée – je n’ai essuyé que des refus. Suis tombée sur un article consacré à Rose Bakery (Paris 9e), Rose avait le même profil que moi (elle venait de la mode), je lui ai écrit en me disant qu’elle allait comprendre, elle m’a engagée. J’y suis restée quasi 2 ans.

Et complètement par hasard, au jardin d’enfant, j’ai rencontré la photographe Akiko Ida qui travaillait chez Marabout. Ce qui est dingue c’est que j’avais un livre de recettes avec des photos d’elle… Akiko m’a présentée à l’équipe et c’était parti.

 

Tu as une approche très particulière de la nutrition, tu pourrais nous l’expliquer en quelques mots ?

En parallèle, je suis retournée sur les bancs de l’école pendant 2 ans et demi pour me former en diététique. J’ai participé à de multiples ateliers artisanaux à Paris, j’ai même suivi un cours de langue Cheeroke (Indien d’Amérique).

 

Je suis très attirée par tout ce qui touche de près ou de loin au travail manuel et au principe d’autosuffisance.

Aujourd’hui j’écris des livres de recettes « diététiques »  et je vis dans la certitude qu’en appliquant les connaissances et les techniques ancestrales à nos styles de vie modernes, nous récolterons de nombreuses recettes sur la vie qui ne pourront que nous enrichir et nous apporter la joie de vivre, tout simplement.   

 

En quoi consiste ton travail, ton quotidien ?

L’éditeur me donne un brief avec un nombre de recettes à imaginer.

Là commence une période hyper créative durant laquelle je cherche les bons ingrédients, les combinaisons qui marchent bien…  et après je prépare mon sommaire.

 

Avec l’éditeur on opère quelques ajustements puis débutent les essais.

Quand toutes les recettes fonctionnent, on entre en période de prises de vue (shooting).

Derniers ajustements et 1 mois ou 2 plus tard, le livre part à l’impression.

C’est un super métier. Ce sont le processus créatif et la photo qui m’intéressent le plus.

 

Tu peux nous parler de tes livres ?

J’ai dû en faire une 20aine (1)… Mon dernier est dédié au Poke Bowl (Poke Bowl, Lene Knudsen, ed. Marabout, 7.99€ (2)). Tout droit inspiré d’un de mes voyages à Hawaï. Une cuisine hyper « healthy », dans l’air du temps : des recettes bonnes pour le corps et pour le mental.

 

As-tu d’autres projets ?

J’ai décidé de lancer un blog sur la nutrition, mais côté diététiques, médecine douce, voyage…

Et dans 2 mois sort un nouveau bouquin : la suite de Que du bon pour mon intestin (3).

 

Quel conseil donnerais-tu à un jeune qui veut se lancer dans cet univers ?

C’est un métier éprouvant : parfois il faut une journée pour réussir à caler une recette, tu dois faire les courses chaque jour, pendant le shooting tout préparer… ce n’est pas juste une photo pour Instagram : il y a beaucoup de boulot.

 

Je conseillerais de s’entrainer avant de se lancer, en suivant des stages dans des cuisines de restos ou auprès d’un styliste culinaire. C’est comme ça que tu apprends des astuces comme ajouter du curry dans le jus de cuisson du poulet pour qu’il paraisse plus doré…

Mais c’est que la cuisine n’a pas de frontières : tu peux travailler partout dans le monde, et il y a encore tellement de choses à découvrir.

 

Retrouvez tous les livres de Lene ici :  http://www.marabout.com/recherche?search_api_views_fulltext=lene+knudsen

 

 

(1) Retrouvez tous les livres de Lene ici :  http://www.marabout.com/recherche?search_api_views_fulltext=lene+knudsen

(2) http://www.marabout.com/poke-bowl-9782501118873

(3) http://www.marabout.com/que-du-bon-pour-mon-intestin-9782501112574

 

Foodiana Lene : rencontre avec une styliste culinaire sans frontière © Foodiana Lene
Foodiana Lene : rencontre avec une styliste culinaire sans frontière © Foodiana Lene

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