Une mission humanitaire pendant les études supérieures : un atout au pluriel

En médecine, en management, en tourisme comme en lettres, une mission humanitaire pendant les études supérieures est toujours une expérience bonne à prendre. Se lancer dans une aventure solidaire, c'est montrer un dynamisme et une empathie qui peuvent faire la différence sur un CV. Mais la liste des bienfaits est encore longue…

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De nombreux étudiants sont amenés à partir en mission humanitaire pendant leur formation, en stage par exemple. Et il n'y a pas forcément besoin de faire des études dans le social ou dans la médecine pour aider les autres, tout en se forgeant une expérience professionnelle. L’enjeu est de mettre à disposition ses propres compétences, quelles qu’elles soient.


Expérience, tourisme et bonne action

Sur un CV, il faut bien admettre que ça fait forte impression. Quiconque a fait de l'humanitaire pendant ses études passe auprès des recruteurs pour quelqu'un de dynamique et de solidaire, qui n’a pas froid aux yeux. Non seulement vous montrez que vous êtes un aventurier, qui ose partir un temps à l’étranger, mais vous prouvez aussi votre engagement pour une cause qui vous tient à cœur. Et si votre mission humanitaire est un succès, alors vous valorisez par la même occasion vos compétences professionnelles. Que du bénéfique !

Bien évidemment, il s’agit de se sentir concerné par un problème précis (médical, environnemental, social…) pour choisir de le défendre. Il faut de l’empathie pour oser s’engager. C’est ainsi que vous aiderez des personnes dans le besoin – l’intérêt essentiel de l’humanitaire - et que vous en sortirez grandi par la même occasion !

Le voyage est indéniablement l’une des meilleures écoles pour se former. Il apprend l’autonomie et l’indépendance et offre la perspective d’une autre culture, d’un autre mode de vie. C’est l’occasion de voir autre chose, afin d’élargir votre culture générale et peut-être de recentrer votre projet professionnel.

Qui dit voyage, dit tourisme. En effet, à ne pas oublier : la mission humanitaire à l’étranger permet aussi de visiter de beaux endroits. Profitez-en pour vous enrichir professionnellement et culturellement - en vous consacrant à la cause que vous avez choisi de défendre le jour, puis en partant vous balader avec votre appareil photo le soir !

Enfin, dernier point positif : votre conscience ne se porte jamais aussi bien que pendant ou après une mission humanitaire. Si celle-ci permet de venir en aide aux nécessiteux, de vous valoriser sur le CV, de visiter de nouveaux pays, elle flatte aussi votre ego. La dimension humaine qu’offre un tel voyage peut changer une personne, dans le bon sens du terme.


Témoignage : Axel Waeckerlé et son camp de prévention du diabète en Inde

Axel Waeckerlé, alors qu’il était étudiant en Master 1 Manager et entreprendre pour une économie positive, à Lyon, est parti créer un camp de prévention du diabète en Inde. « J’ai vécu avec un euro par jour pendant cinq mois, j’ai perdu douze kilos en cinq mois mais j’ai vécu quelque chose d’exceptionnellement beau, juste incroyable », explique-t-il.

Axel est tombé malade, adolescent, et a cru rechuter quelques temps avant son stage de Master 1. « J’avais juste besoin de partir, de me vider la tête et d’offrir ce que j’avais à offrir au monde ». Depuis tout jeune, il voyage beaucoup, et il se souvenait de l’Inde comme d’un « voyage humainement marquant ». Le choix s’est donc fait naturellement.

C’est une doctoresse lyonnaise qui lui a parlé du diabète en Inde : 11% des Indiens sont diabétiques. Dans les petits villages, les habitants sont « en marge de l’information, de la communication et des soins ». Un « énorme fléau », selon Axel.

Il a alors fait la rencontre d’une doctoresse spécialiste du diabète, qui a accepté de fournir une quinzaine de personnes - infirmiers, médecins et nutritionnistes -, ainsi que du matériel médical. Il a participé à toute l’organisation, la logistique et la communication du camp. Création d’affiches, location de tentes, de ventilateurs, de tables, de chaises… Axel s’est occupé de tout, avec l’aide de son amie et des Indiens du village. Le jour J, près de 200 villageois ont profité de l’occasion pour venir faire un « check-up complet ».

Bilan : « C’était incroyable. Une petite pierre à l’édifice, un petit projet. Extraordinaire ». Axel ajoute même qu’il a fait « les plus belles photos de [sa] vie en Inde ».


Plus d'infos sur digiSchool : Partir en séjour linguistique humanitaire



 

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