Un job qui fait voyager ? Interview d’Alice, au pays du Work & Travel

« Je me sens au bon endroit, au bon moment » : Alice, 24 ans, a trouvé sa place ! Même si son travail l’embarque chaque semaine dans un nouveau pays... Globe trotteuse et working girl : une double casquette et un énorme sourire. Rencontre.

Un job qui fait voyager ? Interview d’Alice, au pays du Work & Travel © istock


Est-ce que tu pourrais nous présenter ton parcours ?

J’ai obtenu un bac S mention bien en 2009 au lycée de Courbevoie. Ensuite j’ai intégré une école de commerce, l’IESEG. Pour un master en 5 ans.

 

Etudiante, tu avais déjà des velléités de voyages ?

Oh que oui ! Dès ma 3e année suis partie pendant une année au Chili.

Un an plus tard (en 2013), j’ai pris une année de césure pour partir à l’étranger : d’abord un summer job au Disney World d’Orlando, puis 6 mois de stage à Dublin et 6 mois à Londres.

Suis revenue à Paris finir mon master et – en décembre 2015 – j’étais embauchée par une grosse société qui propose des logiciels de gestion pour les entreprises.

Aujourd’hui je suis Marketing Manager des marchés émergents (Afrique, Moyen Orient, Proche Orient, Europe centrale et Europe de l’Est).

 

Quel est ton cœur de métier ?

Ma mission est de nous faire connaître sur ces nouveaux marchés et de leur donner envie d’acheter nos produits. Cela suppose d’orchestrer des actions de communication, de la publicité, du marketing digital, de l’événementiel…

Je dois donc être en contact direct avec les clients, nos prestataires sur place, les consultants, etc.

C’est hyper riche, j’adore ça.

 

Et toi tu travailles sur quelles destinations ?

En ce moment je me concentre surtout sur quelques pays clés : Afrique du Sud, Israël, Emirats Arabes Unis, Turquie, Pologne, République Tchèque, Russie... Mais je dois aussi me rendre à des réunions internes à Dublin, Londres, Amsterdam et San Francisco. A chaque fois je reste 3-4 jours sur place.

C’est intense mais que du bonheur. Et puis comme je ne vois mes collègues à Paris qu’une fois par semaine, je suis toujours hyper contente de les retrouver à chaque fois.

 

Un mois type pour toi c’est quoi ?

Eh bien c’est simple, je vais te sortir mon planning des 5 prochaines semaines : je pars lundi à Dublin, la semaine suivante à Tel Aviv, ensuite Amsterdam, et après je repars en Afrique du Sud où j’organise mon gros événement annuel avec 800 personnes !

 

Quel rythme… Tu te vois continuer longtemps ?

Continuer toute ma vie je ne sais pas mais pour l’instant c’est un vrai régal.

J’ai toujours cette pointe d’excitation en arrivant à l’aéroport ou dans un bel hôtel. C’est une opportunité de dingue pour moi : suis arrivée junior sur un créneau en pleine croissance, j’ai envie d’être là pour voir nos partenariats grandir.

Je me sens au bon endroit, au bon moment. Je m’ennuierais s’il n’y avait pas cette dimension internationale et cette vie « no routine ». 

 

Est-ce que tu as des trucs et astuces pour tenir le coup ?

Bon déjà j’ai de la chance : pas de gros décalages horaires entre ces différents pays.

Faut quand même reconnaître que ce n’est pas un job fait pour tout le monde. Il y a un rythme à prendre et de bonnes habitudes à adopter. Par exemple :

  • Je ne défais plus jamais ma valise, elle est toujours prête.
  • J’ai deux sets de trousses de toilettes (1 pour la maison, et 1 pour la valise).
  • J’ai un statut qui me permet de ne pas perdre trop de temps à l’aéroport…

 

Pour tenir la distance faut savoir prendre du recul de temps en temps :

  • Quand je suis à l’hôtel j’essaye de faire du sport chaque jour pour garder la forme (surtout qu’on prend tous nos repas au resto…).
  • J’essaye de consacrer au moins 1H dans la journée à la visite du pays pour me nourrir aussi de leurs usages.
  • Et je m’interdis de voyager le week-end par exemple.

 

Aurais-tu des conseils à prodiguer à un jeune qui cherche un travail qui le ferait voyager ?

Je recommande déjà de s’orienter vers l’industrie de la tech, parce que c’est l’avenir : ce sont les meilleurs salaires et un secteur en plein développement. Et qui dit croissance dit déplacements…

Il faut aussi prendre du recul et identifier les créneaux prometteurs pour bien se positionner.

 

C’est important de savoir où on va et d’apprendre à être exigent : avant d’être embauchée ici, j’ai refusé un CDI pour un gros éditeur de logiciels… aujourd’hui je suis tellement contente d’avoir su dire non.

Là, c’est esprit start-up dans des conditions de travail canons, façon Silicon Valley : work hard, play hard !

 

Un job qui fait voyager ? Interview d’Alice, au pays du Work & Travel © NRJ ACTIVE

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