Oser le crowdfunding : 7 règles d’or pour réussir

Porteur de projet, vous êtes à la recherche d’investisseurs ? Et si vous osiez le crowdfunding ? Mais comment se lancer dans l’aventure et remporter le jackpot ? Boîte à outils !

Oser le crowdfunding : 7 règles d’or pour réussir © istock


Le crowdfunding, aussi appelé le financement participatif, permet de récolter des fonds autour d’un projet, en s’appuyant sur le soutien du public (particuliers, associations ou entreprises). Un système encadré par certaines règles, toujours bonnes à connaître.
 

1. Définir son modèle économique

Avant de vous lancer, choisissez le type de financement le mieux adapté. Il existe 3 différents leviers :

  • Dons : 2 types de dons existent, le don simple (on soutient financièrement un projet qui nous intéresse) et le don avec contreparties non financières (le donateur attend un retour du projet : invitation, lettre, dédicace, etc.).
  • Prêts : cela s’effectue par versement d’argent qui sera rendu une fois l’objectif atteint, il peut y avoir des intérêts ou non.
  • Investissements : en mettant de l’argent dans le projet, l’internaute reçoit des parts financières si c’est un succès.

 

2. Choisir la bonne plateforme

Plusieurs sites de crowdfunding existent, difficile de faire son choix. A chacune ses spécificités, ses méthodes de financement, ses cibles, ses types de projets, etc. Petit tour d’horizon :

  • Kick starter est idéal pour les projets créatifs.
  • Indiegogo est davantage spécialisé sur les sujets touchant les gadgets high tech mais aussi l’art (films indépendants).
  • Kiss Kiss Bank Bank et Ulule (sociétés fondées en France) ciblent plutôt l’innovation, la création et les actions solidaires.
  • Babeldoor touche aux projets associatifs.
  • Kocoriko pour les initiatives locales (sport, environnement, culture, etc.) pour la région Auvergne-Rhône-Alpes par exemple.
     

3. Vendre votre projet

Le storytelling (raconter une histoire afin de valoriser ou promouvoir une action ou une cause) constitue une bonne technique afin de présenter votre projet. Un mode narratif qui crée de la proximité avec le donateur : expliquez votre histoire pour tisser un lien.

 

4. Apporter des informations

Soyez original et sincère. Présentez-vous, votre projet, le lieu où il va être réalisé, dans combien de temps... Autant de détails qui vous permettront d’augmenter vos chances de récolter des fonds : ils génèrent de la confiance, permettent de créer des rendez-vous, et d’humaniser votre démarche. Et puis c’est toujours un bon prétexte pour alimenter vos différents espaces de communication et vous offrir une meilleure caisse de résonnance.

 

5. Communiquer

Vous pouvez orchestrer votre propre communication pour toucher un plus large public via les réseaux sociaux comme par exemple :

  • Facebook, où vous avez peut-être déjà une communauté ;
  • Twitter afin de contacter des blogueurs ou journalistes influents ;
  • LinkedIn pour approcher d’éventuelles entreprises mécènes.

 

N’hésitez pas à cibler les médias traditionnels : pourquoi pas les radios locales, la presse régionale ou certains journalistes spécialisés ?

 

6. Définir des contreparties

Il s’agit d’offrir quelque chose en échange d’une participation, afin de motiver les investisseurs. Une sorte de « bonus » octroyé aux donateurs, en fonction du montant de leur investissement. Par exemple : une carte postale pour 10€, un CD pour 20€, un tee-shirt pour 30€… une invitation VIP à un concert pour 100€. Soyez inventif ! Cela crée de la complicité avec votre communauté et insuffle une bonne énergie à votre projet.

 

7. Réfléchir à la durée

Déterminer la durée de la récolte permet de se donner un objectif (on en a toujours besoin) et de motiver le potentiel donateur à vous verser de l’argent dès qu’il voit l’annonce et ne pas remettre à plus tard. Attention, certains sites peuvent supprimer votre annonce si, à la moitié du délai peu d’argent est amassé. Ni trop long ni trop court, il faut trouver la durée parfaite ! Demandez conseil auprès de la plateforme de crowdfunding, ils sauront vous aiguiller.

 

Le saviez vous ? Petites anecdotes sur le crowdfunding

Même si Internet lui a apporté un second souffle, le crowdfunding ne date pas d’hier ! La célèbre Statue de la Liberté a été érigée grâce au financement participatif. 800 000$ ont ainsi été récoltés entre 1875 et 1880 par le sculpteur Auguste Bartholdi.

L’athlète Ladji Doucouré (spécialiste du 110 mètres haie et 4x100 mètres) a obtenu 13 960€ via Sponsorise.me afin de financer sa préparation aux JO de 2016.

La Sagrada Familia (la fameuse église de Barcelone signée Gaudi) est aujourd’hui la plus longue campagne de crowdfunding : elles est financée par les visiteurs depuis 1882 et devrait être achevée en 2026.

 

Un américain voulait récolter 10$ en 2014 pour concocter une salade de pommes de terre… il a obtenu 55 490$ !

Le chanteur Grégoire a opté lui aussi pour le financement participatif afin de produire son album « Toi + Moi » en 2008. Il a obtenu… 70 000 € !

 

Le crowdfunding est une technique qui fonctionne du tonnerre, et qui tend à se professionnaliser. La réussite de votre projet repose sur votre originalité : bougez les lignes pour sortir du lot et décrocher le pactole.   

 

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