Ubérisation, mode d’emploi : les plus et les moins

Le monde du travail est en train de changer, on parle même d’ « ubérisation ». Mais qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?... Explications.

Ubérisation, mode d’emploi : les plus et les moins © istock


Pour la petite histoire…

Le terme ubérisation est un néologisme. Il est apparu en 2014 avec l’arrivée tonitruante de l’offre de VTC Uber.

On l’emploie actuellement pour définir – ou dénoncer – un phénomène en plein boum : l’apparition de plateformes de services, mettant en relation un client avec un prestataire, qui travaille pour l’application sans en être salarié mais en gardant un statut d’indépendant.

 

Les leviers du succès

L’ubérisation de l’emploi est un véritable phénomène économique, pour 3 raisons :

  • Côté client : une offre de service large et pratique, à prix réduit.
  • Côté patrons : pas de charges salariales pour les plateformes.
  • Côté travailleur : flexibilité des horaires et indépendance.

Et pourtant, l’apparition de cette nouvelle économie fait grincer les dents…  

 

Les raisons de la colère

Un professionnel qui va s’engager pour travailler sous l’égide de ces plateformes travaille en tant qu’indépendant et opte en général pour le statut de micro-entrepreneur (lire aussi : Et si vous deveniez auto-entrepreneur).

Il ne sera pas payé sous forme de salaire mais rémunéré pour chaque prestation. A moins de souscrire une assurance prévoyance (très coûteuse), ce statut ne permet pas de cotiser pour la retraite, de bénéficier d’une protection sociale, ou d’une assurance chômage par exemple.

 

Les professions réglementées hurlent à la concurrence déloyale : ces plateformes emploient une batterie de personnel à moindre coût et peuvent donc se développer de façon exponentielle.

 

Avec l’ubérisation : le monde du travail, nouveau Farwest ?

Il est vrai que de nombreuses barrières sont en train de tomber. Les utilisateurs de ces nouvelles applications s’en réjouissent, ceux qui y travaillent un peu moins…

Il n’en reste pas moins que cette tendance constitue aussi une chance de réinsertion sur le marché du travail, et une porte pour sortir du chômage.

 

Alors cowboy, tenté par l’aventure de l’ubérisation ?

 

actus : les derniers articles