Ses débuts Tony Curtis, de son vrai nom
Bernard Schwartz, voit le jour le 3 juin 1925 dans le Bronx, New York.
Juif d'origine hongroise, il est le fils d'
Emanuel Schwartz et d'
Helen Klein, qui sont tailleurs. Il vit avec ses parents et ses frères
Julius et
Robert Schwartz dans un petit studio à l'arrière de la boutique familiale.
Tony Curtis avoue aujourd'hui avoir connu une enfance malheureuse, partagée entre une mère violente et des conditions de vie pauvres.
Plus tard, sa mère sera diagnostiquée atteinte de schizophrénie, maladie mentale qui touchera également par la suite son frère
Robert Schwartz.
Ce dernier sera par la suite obligé d'être interné. Alors que
Tony Curtis n'a que 8 ans, il est placé avec son frère cadet
Julius Schwartz à l'orphelinat pendant un mois, car ses parents ne peuvent plus les nourrir.
Quatre ans plus tard,
Tony Curtis doit faire face à un nouveau drame familiale. Son frère
Julius Schwartz est écrasé par un camion et meurt sur le coup.
Durant la Seconde Guerre Mondiale,
Tony Curtis sert dans la U.S. Navy. Après son service militaire, il s'installe à New York et s'inscrit au Dramatic Workshop of The New School, où il partage les bancs avec entre autres
Walter Matthau, Rod Steiger ou encore
Elaine Stritch.
Très vite,
Tony Curtis sera repéré par l'agent de casting
Joyce Selznick et fera ses débuts à Hollywwod. En 1948, alors âgé de 23 ans, il signe chez Universal Pictures et opte pour son nom de scène actuel. L'année suivante, il apparaît pour la première fois sur le grand écran, en tant que figurant dans le film «
Criss cross ».
Par la suite, il enchaîne les figurations et les rôles mineurs, comme dans les films «
The lady gambles » et «
Johnny stool pigeon » en 1949, «
Francis » et «
Winchester '73 » en 1950 ou encore «
No room for the groom » en 1952.
La consécration
Après s'être fait connaître du grand public grâce à plusieurs rôles mineurs,
Tony Curtis décroche en 1953 l'un de ses premiers grands rôles.
Il est alors la vedette du biopic «
Houdini » et joue aux côtés de
Janet Leigh. Fort du succès du film, il devient en 1954 la vedette des films «
Beachhead » et «
The black shield of Falworth ».
Désormais considéré comme l'une des plus grandes stars hollywoodiennes de son époque,
Tony Curtis partage la vedette avec
Burt Lancaster dans les films «
Trapeze » et «
Sweet smell of success », sortis respectivement en 1956 et 1957.
S'ensuivent alors une pléiade de premiers rôles, à l'instar des films à succès tels que «
The midnight story » en 1957, «
Kings go forth » et «
The defiant ones » en 1958 ou encore «
Operation Petticoat » et «
Some like it hot » en 1959.
À cette étape de sa carrière,
Tony Curtis a déjà partagé la vedette avec la plupart des grosses pointures hollywoodiennes, dont
Frank Sinatra,
Jack Lemmon,
Sidney Poitier,
Kirk Douglas, Dean Martin ou encore
Marilyn Monroe et
Natalie Wood.
En 1960,
Tony Curtis est sollicité pour faire partie du casting all-star du film devenu culte «
Spartacus », aux côtés entre autres de
Kirk Douglas, Laurence Olivier,
Peter Ustinov et
John Gavin. En parallèle à sa brillante carrière d'acteur de cinéma,
Tony Curtis s'illustre également souvent à la télévision et partage entre autres la vedette de la série «
The persuaders! » avec
Roger Moore.
Depuis 1960 Dans les années 60, sollicité de toutes parts,
Tony Curtis alterne les rôles principaux et les cameos.
Parmi ses films les plus notables de cette époque, on cite entre autres «
40 pounds of trouble » en 1962, «
The great race » et «
Boeing boeing » en 1965, «
Don't make waves » en 1967 ou encore «
Monte Carlo or bust » en 1969. Avec désormais pas moins d'une cinquantaine de films à son palmarès,
Tony Curtis entame les années 70 avec le film «
You can't win 'em all », qu'il joue aux côtés de
Charles Bronson.
Par la suite, il joue dans plusieurs nouveaux films mais ralentit son rythme de tournage. Dans les années 80, il se fait de plus en plus rare à l'écran et ne s'illustre que dans une poignée de films, dont «
Where is Parsifal? » en 1983 et «
The passenger - Welcome to Germany » en 1988.
C'est à cette époque qu'il commence à délaisser le cinéma pour une autre de ses grandes passions de longue date, à savoir la peinture. Il commence petit à petit à gagner en notoriété dans ce domaine et arrive à vendre ses oeuvres à plusieurs milliers de dollars.
En 2007, son tableau «
The red table » est exposé au Metropolitan Museum de Manhattan. Plusieurs de ses autres oeuvres sont également visibles au Tony Vanderploeg Gallery de
Carmel, Californie.
Toujours actif dans le monde du cinéma, il est récemment à l'affiche de «
David & Fatima », sorti en 2008.
Durant ses 60 ans de carrière,
Tony Curtis n'a jamais vu son talent récompensé par le moindre Oscar. Néanmoins, il compte parmi ses plus belles lettres de noblesse un Sony Ericsson Empire Lifetime Achievement Award décerné en 2006 ainsi qu'une étoile sur Hollywood Walk of Fame.
En 1995, la France lui offre la distinction de mérite de l'Ordre des Arts et des Lettres. Depuis 2004,
Tony Curtis est inscrit dans le UNLV Hall of Fame.
L'acteur s'éteint à 85 ans, le 30 septembre 2010.