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Interview : Tryo

2009 s'annonce chargée pour Tryo. Après avoir donné une série de concerts en mars dernier, le quatuor revient en France défendre son dernier album, Ce que l'on sème, pour une tournée marathon qui ne s'achèvera qu'à la fin décembre. Rencontre avec Guizmo, leader du groupe.

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Vous allez faire pas mal de concerts cette année ?

En ce moment, on est dans les répétitions de la tournée. On va jouer dans pas mal de grandes salles, des zéniths et aussi dans des festivals d'été. On sera dans quelque chose de très scénique. Des petites choses se préparent. Il y aura notamment beaucoup d'images.

On devrait finir par un Bercy en décembre. Cette date va être importante. Bercy, pour nous, c'est un peu une limite en termes de spectacle, alors que dans les zéniths, on arrive encore à avoir une échelle humaine et un certain rapport avec le public.


Vous préférez les concerts de grande foule ou les salles plus intimistes ?


Tout est une question de qualité de spectacle, de ce qu'on a envie de donner à travers les chansons et du rapport humain qui peut y avoir entre le public et le groupe. Plus la distance est grande et, souvent, plus c'est difficile de se rapprocher des gens.


Comment se passe la vie en tournée ?


On déconne assez car on est très entouré en tournée. Si l'on compte les techniciens, les roadies, les chauffeurs, etc., on est une quarantaine sur la route. C'est une bonne ambiance. Comme on est fidèle, on connaît depuis longtemps les gens avec qui l'on tourne.

Maintenant le fait que nos compétences évoluent oblige parfois à se séparer de certaines personnes pour travailler avec d'autres, mais dans l'ensemble, l'équipe est la même. On est surtout une bonne bande d'amis !


Avez-vous changé votre manière d'écrire depuis la création du groupe ?

Peut-être que nous sommes devenus un peu plus difficile. On change tous donc on a des choses nouvelles à raconter, différentes de celles que l'on racontait à nos débuts. A la base, on vient toujours avec nos chansons, nos cahiers ; cela se fait de manière très artisanale : on chante nos compos aux copains et on voit ce qui se passe. Cela a toujours été comme ça.


Regrettez-vous certains de vos anciens titres ?

On n'écrirait plus certaines chansons de la même manière aujourd'hui. Je pense par exemple à Regardez-les, une chanson de jeunes adolescents énervés pris dans une période punk. Mais je suis content d'être passé par ce côté révolté. Je le suis toujours et certaines de nos valeurs de l'époque sont toujours là.

L'hymne de nos campagnes, par exemple, c'est une chanson qu'on chante avec toujours autant de plaisir.


Qu'est ce qui vous pousse à continuer l'aventure Tryo d'album en album ?

Je crois que c'est parce qu'on aime la musique, tout simplement. On aime aller voir d'autres personnes, écouter d'autre choses. La musique reste un mode d'expression. On n'a toujours pas l'impression d'aller travailler quand on va faire un concert aujourd'hui.

D'ailleurs, pendant notre pause de deux ans, qui a suivi la période de nos dix ans et ce nouvel album, finalement, on a tous fait de la musique, pas autre chose.


Un souvenir mémorable ?

Pour Christophe Mali, ce sera sans doute sa rencontre avec Jacques Higelin, car il est très fan et moi, avec le chanteur Hubert-Felix Thiéfaine. On aussi beaucoup aimé jouer avec Bernard Lavilliers.