Biographie Sergent Garcia

Genre musical: Reggae

Sergent Garcia © CREASHORE

Sous le pseudonyme de Sergent Garcia se cache un certain Bruno Garcia, artiste français connu dans les années 1980 pour avoir été dans le groupe dénommé Ludwig von 88.

L'adoption d'un autre nom de scène pour Bruno Garcia marque un changement dans son style musical qui connaît une mutation radicale passant du rock français et du punk à une musique latine empreinte de salsa et de reggae.

Le premier album de Sergent Garcia est publié en 1997, « Viva el sergento ».

Biographie

Du rock à la salsamuffin

Avec un dernier album sorti en 2006, Sergent Garcia n'est pas à ses débuts dans la musique. Cet ancien membre d'un groupe de rock et de punk des années 1980 possède en effet, une certaine expérience dans le milieu, quoique dans un autre genre.

En décidant d'être Sergent Garcia, dans les années 1990, le Bruno Garcia des Ludwig von 88 embrasse un tout autre genre tout en conservant néanmoins un penchant pour une musique de fête. Affectionnant les sonorités latines et la musique tropicale, Sergent Garcia s'intéresse à la salsa et aux rythmes reggae.

Précurseur d'un style hybride qu'il dénomme la salsamuffin, alors encore membre de son groupe de punk, Bruno Garcia entame des projets solo en parallèle. Evoluant dans le style raggamuffin, il se met à faire du mix avec des musiques latino en participant à des sound system.

Bruno Garcia fait preuve d'un certain talent dans le genre et retrouve ses premiers oeuvres concrets sur un recueil « Tchatche attack ». Encouragé par cette première percée, l'ancien punk s'entoure de musiciens et sort un premier disque contenant essentiellement des morceaux en espagnol, « Viva el sergento » en 1997.


« Un poquito quema'o », la révélation

Désormais connu sous le nom de Sergent Garcia, l'artiste attire l'attention et participe au Latin Music Festival cette même année, ce qui l'amène à former un groupe à part entière. Ainsi naît Les Locos del Barrio rassemblant onze musiciens issus des milieux du reggae, du jazz ou encore du rock.

Les représentations et concerts à travers la France et les emmenant jusqu'en Espagne vont alors suivre dont les succès permettent à Sergent Garcia et son groupe de se forger une bonne réputation. Fort de ses succès, Sergent Garcia planche sur un second album qui fait sa sortie en 1999 sous le titre « Un poquito quema'o ».

Pour ce faire, il reprend des morceaux de son précédent opus et travaille sur neuf nouvelles chansons. Ce dernier album fait un triomphe dans l'Hexagone. Pleins d'énergie grâce aux rythmes de la salsa dynamique de certains morceaux, d'autres se veulent être plus calmes et doux à l'instar de « Que palique ».

Latino et ensoleillé à souhait, les textes d'« Un poquito quema'o » apporte sa contribution à la réussite du disque, ces derniers évoquant le chamanisme, les sentiments amoureux ou encore le dénuement.


Une musique authentique

Emporté par la vague du succès, l'album suivant de Sergent Garcia n'arrive cependant pas à atteindre le succès de son précédent. Dans un même registre et abordant les cultures musicales des quatre coins du monde, l'opus sorti en 2001 ne génère pas autant de succès que « Un poquito quema'o ».

Le mélange des genres, l'apport d'une touche africaine tout en restant fidèle à ses amours pour les musiques des Caraïbes, le troisième album de Sergent Garcia plaît néanmoins amenant à nouveau l'artiste sur les routes des tournées.

Perfectionniste et voulant offrir une musique authentique à ses nombreux fans, il décide de travailler sur son prochain opus à Cuba même, ainsi qu'en Jamaïque. Collaborant avec Tyrone Downie, ex-musicien du roi du reggae – Bob Marley –, devenu producteur, Sergent Garcia prépare une petite merveille musicale qui respire bon les rythmes ensoleillés du ragga et de la salsa, « La semilla escondida ».

Après la sortie d'un best of, Sergent Garcia revient avec un nouvel album en 2006. « Mascaras » est le fruit des inspirations que lui ont données ses voyages et ses tournées à travers de nombreux pays tels l'Espagne, l'Egypte ou encore le Venezuela.

Rehaussé par les instruments traditionnels, la musique latine de Sergent Garcia se pare de douceur sans perdre le rythme chaleureux et un tantinet festif du style. La succession des concerts reprend alors pour le chanteur.

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