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Razorlight : interview

© NRJ

Ereinté par dix-huit mois de tournée, Johnny Borell, le charismatique leader des Razorlight (ex-membre de feu The Libertines), a pris du recul dans une petite île des Hébrides au large de l'Ecosse : "Je suis juste partie pour écrire, j'avais besoin d'écrire et pas forcément des chansons."

A son retour, avec ses compères Björn Ågren, Carl Dalemo et Andy Burrows, ils reprennent le chemin du studio avec une seule idée en tête : faire vite. Il faut reconnaître que l'enregistrement des deux premiers albums leur avait posé pas mal de soucis :

"Pour notre premier album, Up All Night, le père du producteur a eu une attaque cardiaque et nous avons dû déménager le studio. Nous avons aussi perdu notre batteur, Christian Smith-Pancorvo. Tout le monde était au bord de la dépression nerveuse. Sans compter toute la drogue qu'on prenait."

C'était en 2004. Mais pour le deuxième opus, deux ans après, Razorlight renoue avec la galère : Pour Razorlight, nous avions des relations conflictuelles avec notre producteur. Parfois nous enregistrions 5 ou 6 fois le même morceau mais la prise n'était jamais bonne. On l'a viré et on a finalement tout enregistré nous-mêmes".

Don, comparé aux deux premiers essais discographiques, Slipway Fires fut très très facile à faire : "c'est aussi parce que j'ai rencontré un nouveau producteur, Mike Crossey, et que l'on a eu rapidement une bonne idée de ce que l'on voulait faire. Tout a été enregistré en live en huit semaines."

L'expérience a tellement exalté Johnny qu'il va remettre ça avec Mike : "Ce sera au Mexique ! On n'y est allé que deux fois mais on a décidé de le faire dans une chambre d'hôtel à Mexico. Ce sera peut-être même un double album".

Celui qui traîne une sacrée réputation d'arrogance et d'orgueil, ne prétend pourtant pas être une rock star : "J'ai juste vraiment envie de faire de la musique. Je ne sais pas si je suis une rock star, je me définis plus comme un être humain qui fait de la musique."

Peu enclin au cirage de pompe, Johnny Borrell apprécie peu de produits qui sortent des industries culturelles, que ce soit en musique, en art ou en cinéma. Mais en cinéphile averti, il a confié les deux premiers clips de "Slipway Fires" à deux grands réalisateurs anglais : "Le clip de "Wire to Wire", le premier extrait de l'album, a été réalisé par Stephen Frears. En ce moment, on bosse avec Mike Figgis sur la vidéo de Hostage of Love."

Le troisième album des Razorlight est dans les bacs depuis le mois d'octobre. Le groupe sera en tournée en France pour huit dates, du 27 novembre (à Lille) au 6 décembre (à Strasbourg).