Biographie Nuttea

Né(e) le 1 janvier 1968, Guadeloupe

Genre musical: Reggae, Reggae, Dancehall

Nuttea © MD

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Daddy Nuttea, que l'on connaît surtout sous l'appellation de Nuttea est un artiste français qui s'est fait un nom en tant que chanteur de ragga.

Il a vu le jour le 1er janvier 1968 en Guadeloupe sous le nom d'Olivier Lara.

Tout au long de sa carrière musicale qui a débuté vers la fin des années 1980, Nuttea a apporté sa contribution au monde du reggae en France.

Biographie

Des débuts prometteurs

Daddy Nuttea passe sa petite enfance dans sa Guadeloupe natale. Il rejoint les autres membres de sa famille en France alors qu'il est âgé de six ans. A cette époque, il rencontre ses parents ainsi que sa soeur pour la toute première fois, un moment qui le marquera à jamais.

Arrivé à l'adolescence, Daddy Nuttea continue de s'interroger sur son identité, sur ce qu'il est réellement. Vivant au sein d'une cité située dans le 13ème arrondissement parisien, Daddy Nuttea grandit dans un environnement plutôt hostile où les jeunes doivent quotidiennement combattre l'attrait de la drogue et de la délinquance.

Il s'en souviendra plus tard lorsqu'il deviendra chanteur et y consacrera d'ailleurs une chanson qu'il intitulera « Encore une tombe à fleurir ».

Au milieu des années 1980, l'adolescent découvre l'univers fascinant de la musique à travers le rock steady et le ska. Très vite, il tombera littéralement amoureux d'un autre style musical : le reggae dancehall. A la fin cette même décennie, il intègre un sound system, High Fight, composé par Don Lickshot, Tonton David et Polino.

Ensemble, les quatre comparses créent un style musical d'un nouveau genre, mais parfaitement en phase avec le reggae originel. Peu après cette première expérience musicale, Daddy Nuttea décide de mettre lui-même en place un sound system.

Il fonde ainsi Standtall avec son ami Polino. Proposant un genre musical qui éveille l'attention, Daddy Nuttea est sollicité par des réalisateurs pour figurer sur des compilations.

C'est ainsi que quelques-unes de ses oeuvres apparaissent sur « Ragga Dub Force » et sur « Rapattitude 2 ».


La révélation

Par la suite, Daddy Nuttea se fait rapidement remarquer par des producteurs. En 1993, il dévoile son tout premier album solo intitulé « Paris–Kingston–Paris » sous le label Delabel. Le jeune chanteur voit ses rêves les plus fous se concrétiser et dans le cadre de l'enregistrement de cet opus, il effectuera un voyage en Jamaïque et travaille aux côtés de Steelie et Cleevie, des producteurs célèbres dans l'univers du dancehall.

Les chansons présentes sur l'album « Paris–Kingston–Paris » sont écrites aussi bien en français qu'en anglais. La sortie de l'opus n'est malheureusement pas remarquée par le public. Daddy Nuttea ne se laisse pas pour autant gagner par le découragement et continue de travailler sur sa musique.

Deux ans après la sortie de son premier album, il dévoile un Extended Play intitulé « Volume 1 ». Toujours en 1995, il collabore avec le groupe de rap IAM sur la chanson « La 25ème image ». Ce titre fera partie de la bande originale du film « La haine » réalisé par Mathieu Kassovitz .

Parallèlement, Daddy Nuttea prépare la sortie de son second opus qui sera de nouveau produit par le label Delabel. Celui-ci sera dévoilé en 1996 et porte le titre évocateur de « Retour aux sources ». A travers « L'agitateur », le single qui en est extrait, l'on peut par ailleurs percevoir l'état d'esprit dans lequel est plongé l'artiste à cette étape de sa vie.

Grâce à cet album dans lequel Daddy Nuttea affirme sa maturité et propose un style qui lui est propre, le chanteur attire immanquablement l'attention du public qui lui réserve un bel accueil.

La sortie de « Retour aux sources » sera suivie de séries de concerts à travers la France.


Les années 2000

L'arrivée du nouveau millénaire marque un tournant dans la carrière de Daddy Nuttea. En 2000, il retrouve les Marseillais du groupe IAM avec qui il travaille sur la bande originale du deuxième volet de la saga « Taxi », une production qui rencontre un vif succès auprès des téléspectateurs.

Au mois d'août de cette année, Nuttea – qui a décidé de s'en tenir au Nuttea et de laisser tomber le Daddy –, dévoile un troisième album intitulé « Le signe du temps » et dans lequel il propose une belle palette de styles musicaux.

Le ragga est bien sûr présent, mais les amateurs découvrent des genres musicaux plutôt inattendus comme c'est le cas sur « Sonate pour un petit soundboy » dont les accompagnements sont joués par l'orchestre philharmonique parisien. Pour beaucoup, il s'agit du meilleur album proposé par l'artiste.

« Elle te rend dingue », le premier single qui est extrait de ce nouvel opus est plébiscité par le public et arrive en tête des classements des meilleures ventes de singles. Il s'écoule à plus de 500 000 exemplaires. De son côté, l'album se vend à plus de 400 000 copies.

Le quatrième album de Nuttea, « Urban voodoo » est révélé en 2004. Sa réalisation a été confiée à Handel Tucker. Il faut ensuite attendre 2009 pour que Nuttea propose des nouveaux oeuvres. Avec « Crazy », un titre qui propose des sons électro, le public a eu l'occasion de découvrir une nouvelle facette du chanteur.

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