Biographie Nneka

Né(e) le 24 décembre 1981, Warri, Nigeria

Genre musical: R&B/Soul

Nneka © CREASHORE

La musique soul a trouvé une nouvelle ambassadrice de charme, en la personne de Nneka. Mêlant avec délectation mélodies soft et sons vibrants de hip-hop, cette Afro-allemande affiche une tête bien faite et un talent plus que bien trempé.

Portée dès son plus tendre âge par la musique, elle débute sur la scène des grands en 2005 avec « Victim of truth ». L'EP, qui sera à l'origine d'un album, lui attire les meilleurs critiques. Certains la comparant déjà à une Lauryn Hill.

Le parcours de Nneka est de ceux que l'on se plaît à retracer.

Biographie

Princesse d'ébène

Nneka Egbuna voit le jour dans une grande ville située dans le Delta du Niger, le 24 décembre 1981. Mère allemande, père nigérian, beauté d'ébène, Nneka réunit ces critères qui plaident souvent pour des parcours loin des sentiers battus. Sa passion précoce pour la musique, qu'elle découvre dans les chorales et à l'école, plaidera en faveur de la théorie.

Après des études primaires et secondaires dans divers établissements de son pays natal, la jeune femme part faire des études d'Anthropologie, en Allemagne. Installée à Hambourg, la jeune fille de 19 ans ne cesse de cultiver son intérêt pour les mélodies.

Tout en se délectant des sons signés Booba, Lauryn Hill ou Bob Marley, elle entretient des relations étroites avec quelques professionnels. Elle collabore avec un DJ de la ville spécialiste du hip hop.

En 2004, Nneka signe une première page de sa carrière publique. Les fans de Sean Paul la découvrent en première partie de l'un de ses concerts. Studieuse, la belle pose bientôt le premier jalon de sa carrière avec « Victim of truth », livré en 2005.


Premier opus, premier succès

D'Allemagne au Japon et du Nigeria au Pays-Bas, la voix de Nneka résonne à travers la quinzaine de pistes de son opus. De « Your request » à « Africans », l'on ressent fortement les émotions d'une artiste qui puise ses inspirations dans de très lointaines racines, où la spiritualité a toute sa place.

La manière dont Nneka distille sa soul arracherait quelques larmes, le hip hop qu'elle déverse sent bon la liberté. On réclame ce concentré de talent incarné à moult concerts et festivals. La belle se fait voir de Vienne à Lisbonne et de Madrid à Paris.

Ses fréquentations ont pour noms Gnarls Barkley ou Seeed, dont elle assure les premières parties. Ses chemins croisent surtout ceux de Jean Lamoot. Ce Français déjà associé à quelques succès, tels celui de Noir Désir, offre sa collaboration sur « No longer at ease », le second album qui est dans les bacs en avril 2008.


Une avocate de charme de la cause africaine

Nneka a comme trait particulier un talent d'une rare acuité assorti à une vision d'une pertinence aussi extraordinaire. Ce doublé gagnant se ressent dans chaque ligne des textes de son second opus. « No longer at ease » lance une analyse très terre à terre des réalités de son continent d'origine en musique.

Résultat : un rendu aussi vif et tranchant que son premier disque. L'authenticité propre à la discrète, mais pertinente Nneka ne peut laisser insensible. Même les Lenny Kravitz ont été impressionnés. Un dosage savant de rythmes, distillé à un flot de paroles intelligentes et sensibles, fait l'esprit de cet album qui porte haut l'âme de l'Afrique et l'universalité de la musique.

Entre ses multiples concerts, Nneka partage sa vie entre Lagos et Hambourg. Elle vit chaque jour comme il vient avec comme seule ambition de faire de la musique « qui dit la vérité, à la manière soft ».

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