Biographie Juliette Armanet

Né(e) le 4 mars 1984, Lille, France

Genre musical: French Pop

Juliette Armanet ©

Juliette Armanet est la révélation de la scène musicale française de l'année 2017. Cette auteure-compositeure-interprète, musicienne depuis l'enfance, mais qui est passée par le journalisme et la réalisation de documentaires, a imposé depuis 2014 son look de grande fille sage sur les plateaux de télé comme sur les scènes de France  et de Belgique.
Son univers musical emprunte beaucoup aux chansons qui ont bercé son enfance lilloise, Véronique Sanson Michel Berger Françoise Hardy Les critiques voient en elle la relève de la chanson française, l'héritière des plus grands. Son premier album, en 2017, «La Petite amie», est immédiatement un succès. Le magazine GQ lui décerne le titre de «Chanteuse de l'année».

Biographie

Juliette Armanet est née le 4 mars 1984, à Lille (Nord). Elle grandit à Villeneuve d’Ascq, dans une famille de libraires joyeux, qui jouent du piano (son père est jazzman) et écoutent des chanteurs lyriques. Elle partage l’engouement familial et étudie l’instrument jusqu’à ce que pré-ado rebelle, elle envoie balader la musique classique à l’âge de 11 ans. William Sheller, Alain Souchon, Bashung et Barbara deviennent ses idoles.

À 14 ans, elle compose ses premiers morceaux et chante un peu de jazz avec son père. Elle écrit aussi, en français, titillée par ses illustres prédécesseurs. Mais ne pense pas en faire un métier. 
Elle déménage à Paris quand elle a 16 ans. Elle alors choisit de cultiver sa passion des mots en passant une maîtrise de Lettres et de théâtre.

Un peu par hasard, elle se retrouve dans un stage de production. C’est un déclic qui la conduit vers le journalisme documentaire, comme son père qui s’est reconverti. Elle y consacre dix ans de sa vie et ses réalisations (nombreuses pour Arte et France Culture) sont remarquées, notamment «Éloge de la jupe» (2011, Arte).

Les débuts

Sous la journaliste, la musicienne vibrait encore. En 2005, elle compose un spectacle musical, «Ma boucherie amoureuse». En 2009, elle interprète le rôle d’une chanteuse de métro dans le film de Jean-Pierre Jeunet, «Micmacs à tire-larigot», avec Dany Boon. Est-ce qui lui a donné l’envie de se consacrer professionnellement à sa passion d’enfance? En 2010, elle compose et chante «Hermaphonic». Mais elle ne considère pas ces premières tentatives assez abouties.

Quatre ans après, elle se présente au concours des Inrocks, «Sohn aime les inRocKs lab 2014» et rafle la mise. Le 27 septembre, elle est sur la scène du Trianon avec «L’amour en solitaire», dans la plus pure tradition de la chanson française. Une chanson dont elle n’arrivait pas à terminer la musique, jusqu’à ce que son frère réponde à son appel au secours (elle était en pyjama au fond de son lit) et viennent l’aider à boucler le morceau.

Son style, qui mêle aussi la chanson à l’électro, fait tilt. Et tout s’enchaîne très vite.


 2016: elle fait «Cavalier seule»

En 2015, elle bosse avec acharnement et, en avril 2016, Juliette Armanet annonce qu’elle fait «Cavalier seule», le titre de son premier EP qui comporte quatre chansons. L’accueil de la presse est unanime: la chanson française dans sa version variété haut de gamme vient de trouver une digne héritière à ses plus beaux fleurons. 

Comble de satisfaction pour la jeune créatrice, ce sont les artistes qui ont enchanté sa jeunesse que citent les critiques quand ils parlent d’elle: Véronique Sanson, William Sheller, Bashung (et son «Bijou, Bijou»). Mais avoir de tels maîtres provoque aussi une lourde pression. Juliette Armanet a prouvé qu’elle pouvait l’assumer, comme ce jour où elle chante au piano sous les yeux et le contrôle amical de Véronique Sanson, un dimanche dans une émission de France 2.

Mais si elle fait Cavalier seule sur son EP, Juliette n’en accepte pas moins des collaborations, comme avec Julien Doré, sur «Corail» ou avec le musicien et producteur électro Saycet, pour son album «Mirage».
«L’amour en solitaire», est le premier single de l’album «Petite amie», qui sort en avril 2017. 


Un piano, un micro, une longue chevelure brune

Juliette Armanet écrit, compose, chante et s’accompagne elle-même au piano sur scène. Sa longue silhouette, souvent habillée de noire, peut faire penser à celle de Barbara, mais la longue chevelure brune et la frange carrée sur le front la placeraient davantage du côté de France Gall (dont elle a parfois le côté pop sucré) ou de Françoise Hardy (ses textes ont la saveur et la mélancolie de la grande Françoise). Mais Juliette n’est pas passéiste. Rétro-moderne, comme dirait un critique. Elle est connue pour être volontaire et travailleuse. «Boxeuse sentimentale», dit-on.

«Petite amie» se fait beaucoup d’amis

Avec «Petite amie», Juliette touche la véritable célébrité. Coréalisé avec Marlon B et Antoine Pesle, l’album contient douze titres pour lesquels le piano est la pièce centrale, servant sa voix si pure. Les textes, comme les précédents, jouent sur la nostalgie, la tendresse amoureuse, l’inquiétude aussi, tous sentiments par lesquels passent une petite amie. Elle-même étant très éprise d’un homme de théâtre.
L’album est encensé par la critique. Télérama lui tresse des lauriers… en écho à l’humoristique couronne de reine en papier qu’elle porte sur la couverture de l’album?

Le public se presse à ses concerts, se plaignant que les places soient écoulées si vite et réclamant des dates supplémentaires. À Paris, elle remplit la Cigale, l’Olympia (qu’elle refera en mars 2018, avec deux dates cette fois, la première étant sold out). Le 17 septembre, elle se produit pour un grand concert caritatif, Printemps solidaire, organisé par l’association Le Refuge. 80 000 personnes sont là. L’automne et l’hiver sont consacrés à une longue tournée française (et à Bruxelles)

Le magazine GQ lui décerne le titre de «Chanteuse de l’année».

Et, elle aime qui aime tant Françoise Sagan et la littérature, peut se sentir confortée. L’écrivain David Foenkinos applaudit son succès sur sa page Facebook.

+