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Eminem rechute dans le rap

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Le blanc-bec du rap passé de statut de star à celui d'abonné aux cures de désintox opère un come-back réussi avec Relapse, l'un des albums les plus attendus dans la sphère hip-hop et pas seulement, car tout le monde apprécie le génie Eminem.

La pilule du succès, Eminem a eu du mal à la digérer. A tel point que l'inspiration l'a quittée un temps et qu'il nous livre aujourd'hui un album sous influences médicamenteuses : le packaging est éloquent, Relapse est prescrit par Dr. Dre et orné de petites pilules multicolores. Eminem a aussi été anéanti par la disparition de Proof, ami d'enfance et rappeur au sein de D 12. Il est pour ainsi dire inconsolable et Relapse lui est dédié.

Un flow qui tue

Malgré tout, le rappeur de Detroit, aidé de Dr. Dre qui produit l'album, a repris goût aux mots et le flow est revenu, ce phrasé inimitable qui ferait aimer le rap à ses plus fervents opposants. Certains écrivent déjà que Relapse est l'album de trop, c'est plutôt l'album qui remet les pendules à l'heure. Parfois brillant, parfois moins, les vingt titres - c'est qu'il en a à dire des choses depuis six ans - sont la preuve que le Marshall Mathers est bien au-dessus des adeptes de l'autotune (Akon, T-Pain) et autres Flo Rida. Toujours pas réconcilié avec sa mère (l'excellent My Mom), Eminem demeure le champion de la vanne et du taillage de costard : Sarah Palin, les Pussycats Dolls, Lindsay Lohan, Amy Winehouse... Les beats de Dre magnifient l'ensemble et si parfois ça traîne les bons titres s'enchaînent : Bagpipes from Bagdad, dans un autre style We Made You digne d'un Slim Shady, Hello, Same song and Dance...

Pourvu qu'il ne rechute pas... dans autre chose que le hip-hop !  !