En 1982, Johnny Maher, né le 31 octobre 1963 et Steven Patrick Morrissey , né le 22 mai 1959, décident de fonder un groupe de rock alternatif et indie pop à Manchester, en Angleterre.
Andy Rourke, un copain d'éco le de Johnny Maher et Mick Joyce étofferont le groupe, le premier étant bassiste et le second batteur.
Johnny Maher change son nom en Johnny Marr pour se différencier du batteur du groupe Buzzcocks . Ainsi naît The Smiths.
Leurs débuts
L'année de leur formation, le groupe de rock signe un contrat chez Rough Trade et sort leur premier single intitulé « Hand in glove », le premier succès de The Smiths. Le second single, « This charming man » - toujours sorti en 1983 -, suit les traces de son prédécesseur en étant une nouvelle bien accueilli par le public.
Le premier album éponyme du groupe ne tarde pas à venir, car dès l'année suivante « The Smiths »
se retrouve chez les disquaires. Témoignant du bon accueil que le
public lui réserve, 300 000 copies seront écoulées et l'album frôle la
tête des charts anglais en étant numéro 2.
Cependant, ce dernier
fait l'objet de plusieurs critiques, certaines paroles de leurs
chansons étant perçues comme ambigues, traitant de pédophilie et
d'assassinats d'enfants comme « Suffer little children ».
Après avoir sorti quelques singles, The Smiths sortira par la suite successivement deux autres albums, « Meat is murder » en 1985, un album engagé plus politiquement et « The queen is dead », l'année d'après.
Ce troisième album, l'on peut dire, constitue l'opus le plus abouti du groupe. Album référence de The Smiths, un album tribute « The Smiths is dead » fera sa parution en 1996, soit dix ans après, en son honneur.
Leur apogée
Petit à petit, la bande à Steven Patrick Morrissey
attire de plus en plus de fans et sort un nombre important de singles.
Depuis leurs débuts, ils sortiront en moyenne un album par an jusqu'en
1987.
« How soon is now », le single qui est sorti juste
avant leur deuxième album démarquera leur talent, ce single occupant la
première place en Grande-Bretagne. Mis à part la sortie du disque « The queen is dead »
qui marque la consécration ultime du collecti f de rock, ce dernier sera
élu meilleur groupe de l'année en 1984 au Royaume-Uni, et Steven Patrick Morrissey en tant que meilleur interprète.
Entraîné
par les vagues du succès, le groupe de rock tourne beaucoup dans le
Royaume-Uni et aux Etats-unis et très rarement en France.
Leurs
seules prestations en France se résumeront aux concerts qu'ils donnent
dans la capitale française au mois de mai 1984. Vers la fin de cette
année, le groupe se produit également à Versailles pour le grand
bonheur de leur fans.
Leur fin
A partir de 1987, The Smiths
commence à avoir des difficultés avec la maison de disques Rough Trade.
Les membres du groupe la quitteront et signeront chez EMI. D'un autre
côté, des problèmes internes commencent à surgir avec notamment les
relations plus tendues entre Steven Patrick Morrissey et Johnny Marr, les deux têtes du groupe.
Le groupe sortira quand même les singles « Shoplifters of the world unite » et « Sheila take a bow » qui annonceront la prochaine sortie de leur album « Strangeways, here we come ».
Cependant, las du trop grand intérêt que l'on porte à Steven Morrissey , Johnny Marr émet son souhait d'abandonner The Smiths. Le guitariste se sent en effet, asphyxié d'un groupe qui ne se reflète plus que sur un seul de ses membres. En juillet 1987, Johnny Marr finit donc par s'en aller.
Continuant
sans leur guitariste, le sort semble s'acharner sur le groupe anglais
qui voit toutes ses tendances musicales considérées comme taboues.
C'est le désastre pour le groupe qui finit par se dissoudre, un an
seulement après que Johnny Marr soit parti.
Un dernier album verra toutefois le jour en septembre 1987 annoncé par la sortie du single « Shoplifters of the world unite ». L'album « Strangeways, here we come » sera le plus sombre que The Smiths ait jamais enregistré.
Après le split de The Smiths, Steven Patrick Morrissey entamera une carrière solo. Johnny Marr, quant à lui, fondera son nouveau collectif Electronic aux côtés de Bernard Sumner.