Grande pointure de la scène punk, rock et new wave allemande et
internationale, la chanteuse Nina Hagen naît à
Berlin, Allemagne le 11 mars 1955.
Connue pour ses nombreux hits internationaux, elle a réalisé une
dizaine d'albums solo en langue allemande et anglaise de 1982 à 2006.
Des reprises de Tina Turner et Janis Joplin à l'« African
reggae »
Fille du scénariste allemand Hans Hagen et de
l'actrice et cantatrice Eva Maria Hagen, Nina
Hagen grandit dans un univers artistique. À l'âge de quatre
ans, juste deux ans après le divorce de ses parents, elle commence avec
des cours de ballet. Cinq ans plus tard, elle s'illustre déjà comme une
petite étoile de l'opéra.
Portée à une carrière artistique, elle quitte les bancs de l'école en
1972, à l'ombre de ses seize ans et intègre un groupe de reprises au
sein duquel elle interprète Tina Turner et Janis Joplin.
Par la suite, elle fréquente un atelier de musique populaire à
Berlin-Est avant de former le groupe Automobil qui devient au fil des
années l'un des groupes de jeunes talents les plus connus du pays.
Parmi leurs succès, on trouve le single retentissant « Du
hast den Farbfilm vergessen » publié en 1974.
Après une brève interruption de sa carrière en 1976, la jeune Nina
Hagen monte un autre groupe simplement baptisé Nina
Hagen Band au milieu de 1977. L'année suivante, leur premier
album éponyme incluant quelques reprises, est dans les bacs.
Mini-succès international, l'opus de hard rock dévoile une fois de plus
le talent hors norme de la chanteuse.
En 1979, elle réalise le LP « Unbehagen » incluant
le brillant single « African reggae » avec le
collectif avant de plier bagage et s'installer à Los Angeles,
Californie.
L'aventure internationale, de « NunSexMonkRock » à « Beehappy »
En 1980, Nina Hagen publie un EP incluant quatre de
ses chansons avec les Nina Hagen Band aux
Etats-Unis. L'année d'après, elle donne naissance à sa fille Cosma
Shiva Hagen à Santa Monica et prépare la sortie de son
premier opus solo anglais « NunSexMonkRock ».
Ce dernier est un mélange dissonant de funk, reggae, punk et opéra.
Pour sa promotion, elle entame une tournée mondiale avec les No
Problem Orchestra.
1983 voit la réalisation de son album « Angstlos »
suivie d'une tournée européenne au cours de laquelle la chanteuse
expose ses convictions sociales, religieuses et politiques. L'opus
génère deux hits majeurs sur le sol américain, l'inoubliable « Zarah
» et le disco-punk-opera « New York New York ».
Deux ans plus tard, la vedette propose le recueil « Nina
Hagen in Ekstasy » avec les hits « Universal radio
» et « Spirit in the sky ».
En 1989, l'année de son idylle avec le Français Frank
Chevallier, père de son fils Otis Chevallier-Hagen,
elle offre un autre opus éponyme et entame une autre tournée allemande.
En 1990, elle s'installe à Paris avec ses deux enfants avant de
parcourir l'Europe avec son album de dance « Street
» de 1991.
Deux ans après « Street », son brillant recueil « Revolution
ballroom » est dans les bacs. Il est suivi par l'opus
allemand « Freud Euch » en 1995 et par l'anglais «
Beehappy » en 1996.
Différentes réalisations et collaborations
En 1998, Nina Hagen enregistre l'hymne officiel du
FC Union Berlin. Quatre versions de l'hymne ont été ainsi publiées par
GIB Music et Distribution GmbH.
L'année d'après, la vedette, riche de ses différents voyages à travers
le monde, propose l'opus de chants indiens « Om Namah Shivay
» destiné à la mise en oeuvre de projets sociaux en Inde. Elle
enregistre également « L'opéra de quat'sous » de Berthold
Brecht et Kurt Weill avec Max
Raabe et compagnie.
En 2000, sa chanson « Schön ist die Welt » devient
l'hymne de l'Expo 2000 et la reprise de sa « Zarah Leander
» continue à faire un tabac. L'année d'après paraît son opus «
The return of the mother ».
Parallèlement, elle multiplie ses collaborations et réalise le single
du hit parade-parade allemand « Total eclipse / Die schwarze
Witwe » avec Rosenstolz et Marc
Almond.
En 2003, elle effectue une reprise de « Seemann »
de Rammstein avec la formation Apocalyptica.
Elle publie également son recueil de standards de jazz « Big
band explosion » incluant « Fever », « Let
me entertain you » et « Over the rainbow
».
Deux ans plus tard, elle est à la tête d'affiche du Drop Dead Festival
de New York. En 2006, son opus de jazz « Irgendwo auf der
Welt » est dans les bacs. La même année, la vedette intègre
l'équipe du jury de « Popstars », une émission de
télé-réalité à forte audience en Allemagne.