Avec une belle aisance, cet homme tranquille a su teinter ses chansons
soit de révolte, soit de sérénité, avec toujours un profond respect
pour le public dans la lignée de ce que Georges Brassens avait su offrir.
Ses titres "Mon frère", "Education sentimentale", "San Francisco", "Parachutiste", ou plus récemment "Né quelque part" "Ambalaba" ou encore "Passer ma route" lui permettent de s'afficher en haut de l'affiche depuis les années 70.
Son univers d'enfant, avec ses deux soeurs aînées, est bercé par la musique grâce à sa mère, mélomane avertie. Très jeune il apprend le violon.
La découverte de Georges Brassens , révolté tout comme lui contre l'école, apparaît comme une bouée de sauvetage pour cet élève indiscipliné.
Des débuts avec sa soeur
Ses premiers pas, il les fait avec sa soeur dans des petits cabarets. Sous le nom de Cat et Maxime , ils reprennent des succès américains, accompagnés par le nouvel instrument qu'a découvert le jeune homme (et qui ne le quittera plus) : la guitare.
Georges Moustaki , séduit par le duo, leur permet d'interpréter plusieurs de ses titres.
L'écriture démange le jeune homme qui enregistre son premier 45 tours : "Coeur de pierre, face de lune", alors qu'il accomplit son service militAIRe.
Les années 70 servent de révélateur au jeune homme. Il compose la musique d'une comédie musicale "Oh ! America", jouée quelques temps à Marseille.
De là il parcourt avec sa soeur les Etats-Unis et se découvre des liens très fort avec les hippies.
Son retour est marqué par plusieurs titres : "Mon frère", "Education sentimentale" et surtout "San Francisco" qui ne connaît le succès qu'à la sortie de l'album, un an après sa création.
Volontiers contestatAIRe, il n'hésite pas à baisser le prix des places de ses concerts à... 10 francs, déclenchant l'ire de ses confrères !
Changement de style
L'étiquette de chanteur engagé ("Parachutiste") finit par l'étouffer, le chanteur décide de changer de style.
En 1978, "N°5", son cinquième album, déroute le public, mais offre une nouvelle liberté à l'artiste.
Les années 80 lui permettent de développer cette nouvelle veine, avec les albums comme "Les rendez-vous manqués", "Dans ces histoires..." et "Les jours meilleurs".
Dérouté par ce chanteur qui a définitivement coupé sa barbe, le public se laisse séduire par d'autres voix. Maxime Leforestier a alors l'intelligence d'épurer encore davantage son style.
Parti sur les routes avec le guitariste Jean-Félix Lalanne, il reconquiert patiemment son public.
En 1988, le tire "Né quelque part" lui permet de revenir sur le devant de la scène.
La world music explose alors, et cette chanson optimiste trouve immédiatement sa place. "Ambalaba", qui explore cette même veine, triomphe également.
Les arènes
Avec une sérénité toute neuve, le chanteur propose l'album "Sagesse du fou" puis "Passer ma route", splendide chanson sur le parcours d'une vie aventureuse, apologie de la maturité.
Il faut attendre novembre 2000 pour que Maxime Leforestier offre un nouvel album à ses fans. "L'écho des étoiles" permet au chanteur de perpétuer son message tranquille auprès d'un public sans cesse renouvelé.
L'année suivante, il entame une tournée avec Jean-Félix Lalanne. Les 2 guitaristes revisitent le répertoire de Maxime Leforestier qui se produit également en Afrique.
L'artiste revient en 2004 là où on ne l'attend pas nécessAIRement puisqu'il se lance dans la comédie musicale avec Elie Chouraqui qui lui demande de composer la musique des "Gladiateurs".
Hommage à Georges Brassens
L'année suivante, amoureux de Georges Brassens , il sort un album avec des reprises de l'artiste dont "Brave Margot", "Le gorille" ou encore "Les copains d'abord".
En 2008, c'est la sortie de "Restons amants" qui rassemble douze chansons, dont deux signées, pour la musique, par Julien Clerc : "Restons amants" et "Le juge et la blonde".
Avec "Tuer le temps", l'artiste ressuscite l'esprit de Raymond Devos .
Avec "Histoire grise" il rend hommage à Serge Reggiani .
Des titres que Maxime Le Forestier reprend lors des concerts qu'il donne au Casino de Paris en novembre 2008.
Des représentations immortalisées sur l'album "Casino de printemps" qui sort en juin 2009.
40 ans de carrière
En 2011, Maxime Le Forestier fête ses 40 ans de carrière. Pour l'occasion, il s'est rendu le 21 juin à San Francisco, pour déposer une plaque commémorative devant La Maison Bleue, qu'il décrit sans sa célèbre chanson. Il donne également un grand concert le 16 juillet, aux Francofolies de La Rochelle.
Le 4 juillet, un album hommage, La Maison Bleue, sort. Il contient les plus célèbres chansons de Maxime Le Forestier réinterprétées par des artistes d'aujourd'hui.