À la fois acteur, réalisateur, producteur et scénariste, Mathieu
Kassovitz est s'impose comme étant l'une des figures
incontournables du cinéma français d'aujourd'hui.
Ses débuts
Mathieu Kassovitz voit le jour le 3 août 1967 à
Paris. Il est d'origine judéo-hongroise de par son père, Peter
Kassovitz qui est réalisateur. Véritable enfant de la balle,
étant donné que sa mère Chantal Rémy est également
monteuse, Mathieu Kassovitz cultive dès son plus
jeune âge une véritable passion pour le cinéma et rêve d'y faire
carrière.
En 1979, il fait ses premiers dans le septième art en tant qu'acteur,
dans le film « Au bout du bout du banc ». Réalisé
par son père, ce premier film lui ouvre déjà les grandes portes du
cinéma français, le mettant à l'affiche aux côtés des non moindres Jane
Birkin et Victor Lanoux.
Décidé à percer, Mathieu Kassovitz enchaîne à
l'adolescence les divers stages auprès de grandes maisons de
productions. Ses efforts seront très vite récompensés lorsqu'il est
engagé en 1989 par l'une d'entre elles comme assistant-réalisateur sur
le film de Paul Boujenah intitulé « Moitié-moitié
».
Mathieu Kassovitz travaillera ensuite comme
assistant-réalisateur sur des téléfilms ou des films d'entreprise.
Après une brève apparition en 1981 dans « L'année prochaine
si tout va bien », il réalise en 1990 son premier « bébé »,
un court-métrage intitulé « Fierrot le pou » et
dans lequel il est également acteur.
Récompensé par de nombreux festivals, ce court-métrage lui aura permis
d'attirer l'attention du producteur Christophe Rossignon,
qui l'engage aussitôt chez Lazennec Productions. Auprès de cette maison
de production, il produit deux nouveaux courts-métrages intitulés « Cauchemar
blanc » et « Assassins... », sortis
respectivement en 1991 et 1992.
Avec une bonne expérience de réalisateur en poche, Mathieu
Kassovitz s'essaie en 1993 à la réalisation de son premier
long-métrage, qu'il intitule « Métisse » et dans
lequel il joue l'un des rôles principaux.
Le film est alors un succès et vaudra à son réalisateur et acteur, Mathieu
Kassovitz, deux nominations aux Césars.
La consécration
Désormais très respecté pour ses talents de réalisateur, c'est devant
les caméras que Mathieu Kassovitz s'illustre par la
suite en 1994, dans le film de Jacques Audiard
intitulé « Regarde les hommes tomber ».
L'année suivante, il remet sa casquette de réalisateur et donne
naissance au film « La haine », dans lequel il est
également acteur. Ce film lui vaudra le premier prix de la mise en
scène au Festival de Cannes ainsi que deux Césars, sans compter les
nombreuses nominations.
Dans la même année, il s'illustre également à l'affiche du film « La
cité des enfants perdus ».
À l'aise dans tous les registres de rôles, il est en 1996 à l'affiche
des films « Un héros très discret », « Mon
homme » et « Des nouvelles du bon Dieu ».
En 1997, Mathieu Kassovitz met à profit ses talents
de réalisateur et donne naissance au film « Assassin(s)
», dans lequel il partage l'affiche avec Michel Serrault.
Par la suite, il renforce sa notoriété grâce à une participation aux
castings des films « The fifth element » en 1997, «
Le plaisir (et ses petits tracas) » en 1998 et «
Jakob le menteur » en 1999.
En 2000, Mathieu Kassovitz connaît la consécration
de sa carrière de réalisateur, grâce au thriller « Les
rivières pourpres ». Au sommet de sa gloire, il joue en 2001
dans « Le fabuleux destin d'Amélie Poulain » et « Birthday
girl », avant d'enchaîner l'année suivante avec une
apparition dans le film « Astérix & Obélix : mission
Cléopâtre ».
Après s'être fait une solide réputation non seulement en France mais un
peu partout en Europe et aux States, Mathieu Kassovitz
réalise en 2003 le film à succès « Gothika », qui
met en scène Halle Berry et Robert Downey
Jr.
Après la sortie de « Amen », en 2002, l'acteur
revient sous les feux des projecteurs en 2005 avec le film de Steven
Spielberg intitulé « Munich ».
Entre temps, il se découvre des talents de producteur, sur des films
tels que « Les paumes blanches » en 2006 et « Johnny
mad dog » en 2008.
Parmi les derniers oeuvres en date de Mathieu Kassovitz,
on cite le film « Babylon A.D. » qu'il réalise en
2008 et qui met en scène Vin Diesel, Lambert Wilson
et Gérard Depardieu .