Composé du quatuor Alain Chabat , Dominique Farrugia ,
Chantal
Lauby et Bruno Carette, Les
Nuls
donne un nouveau souffle à la télévision française.
De vrais touche à tout, ils cartonnent au petit écran mais également à
la radio ainsi qu'au cinéma.
Après le succès des Nuls à la fin des
années 80 et
début des années 90, Chantal Lauby, Alain Chabat
et
Dominique Farrugia poursuivent chacun de
leur coté
une carrière florissante.
Première émission
L'aventure des Nuls débute au milieu des
années 80,
aux premiers moments de Canal +. Chantal Lauby
et Bruno
Carette se font remarquer sur FR3 où ils présentent des
sketches à se tordre de rire.
Le duo est invité à rejoindre la nouvelle chaîne payante pour animer
ses nouvelles émissions. De son coté, Dominique Farrugia
est déjà assistant de production auprès de Canal + lorsqu'il fait la
connaissance d'Alain Chabat qui présente
alors la
météo.
Par ailleurs, dans les premières émissions, Les Nuls
était composé d'un petit nombre d'humoristes à savoir Alexandre
Pottier, Blats ainsi qu'Arnold Boiseau.
Ainsi, « Objectif : nul » démarre sur les
écrans le
2 février 1987 à raison de 7 minutes de sketches. Le titre de
l'émission est un clin d'oeil à un album de la bande dessinée « Les
aventures de Tintin et Milou : objectif lune ».
Par ailleurs, « Objectif : nul » parodie
principalement les films et séries de science-fiction mais également
les publicités.
Deux Sept d'or
Durant les premiers épisodes de « Objectif : lune
»
Dominique Farrugia s'occupe exclusivement
de
l'écriture des sketches aux cotés d'Arnold Boiseau
et n'apparaît pas à l'écran.
Ce n'est que peu de temps après que Dominique Farrugia
commence à jouer des rôles auprès des Nuls.
Les
Nuls est ainsi officiellement composé de Chantal
Lauby, Alain Chabat , Bruno Carette et Dominique
Farrugia.
Du coté de l'émission, celle-ci obtient un Sept d'or dans la catégorie
meilleure émission d'humour et s'arrête en avril 1987. Les
Nuls ne perd pas de temps pour présenter leur nouvelle
émission avec le « JTN », le journal
télévisé de «
Nulle part ailleurs » de Canal +.
Le « JTN » ou journal télévisé nul est
une parodie
des journaux télévisés, des émissions télévisées ainsi que de fausses
publicités. Si Canal + est une chaîne payante, les Nuls
ont une occasion de se faire connaître par un plus large public en
présentant le « JTN » sur Antenne 2 dans
l'émission
de Michel Drucker, « Champs
Élysées ».
Une fois de plus, Les Nuls fait un carton
jusqu'à
la fin du « JTN » en 1988. Par la suite,
les
membres du groupe décident de faire une pause mais restent auprès de
Canal + qui leur propose de créer de nouveaux projets qui se
concrétisent avec « La nuit la plus nuls »
ainsi
que « TVN 595 ».
Cette dernière est une chaîne fictive diffusée en prime le 9 octobre
1988 et dure de 8 heures du matin à minuit. « TVN 595
» est un succès pour les Nuls tel qu'il
est
récompensé d'un Sept d'or de l'émission de divertissement.
Tragédie et film
En 1989, les Nuls reprennent du service
avec leur
nouvelle émission « A.B.C.D. Nuls » où
ils
s'attellent à donner de fausses définitions. Un événement vient par la
suite bousculer la carrière des Nuls avec
la mort
de Bruno Carette, le 8 décembre 1989.
Ce dernier succombe à une leucoencéphalite à l'âge de 33 ans. Suite à
ce douloureux événement, les Nuls
décident de
suspendre leur émission « A.B.C.D. Nuls
». Il faut
alors attendre le printemps 1990 pour pouvoir admirer de nouveau les Nuls
dans « Histoire(s) de la télévision ».
Le trio a ainsi cinq minutes pour expliquer comment la télé a créé
certaines choses telles le feuilleton interactif, la cravate ou encore
le kung-fu.
Outre leurs émissions sur Canal +, Les Nuls
participe à d'autres projets, notamment en présentant la cérémonie des
Sept d’Or sur Antenne 2, en 1991.
Après le petit écran, le groupe s'attaque au grand écran en 1994 avec
le film « La Cité de la peur » sous la
direction d'Alain
Berbérian, où Bruno Carette fait
une
apparition à titre posthume.
À l'issue de ce film, les Nuls décident
de
s'arrêter pour s'atteler à d'autres projets. En 2005, ils font une
apparition à la télévision, le temps de l'émission « Samedi
soir avec... » consacrée à Jamel Debouze.