Johnny « Guitar » Watson, John Watson Jr de son vrai nom, est né le 3 février 1935 au Texas à Houston.
Fils du pianiste John Watson Sr, il découvre la musique dès son jeune âge à travers le piano.
Un jeune prodige
Johnny « Guitar » Watson obtient sa première
guitare à l'âge de 11 ans.
Largement influencé par Clarence « Gatemouth » Brown
et par T-Bone
Walker, il se penche vers du blues fusionné avec du funk et
de la soul.
Vers le dé but de s années 50, il commence à participer à de nombreux
concours d'amateurs.
Talentueux et passionné, il ne tarde pas à se
faire remarquer.
À peine âgé de 15 ans, il parvient à intégrer quelques
groupes de blues et de jazz, si l'on ne cite que ceux d'Amos
Milburn et
de Chuck Higgins.
Souvent en tant que guitariste, mais également en tant que chanteur et
pianiste, il réussit facilement à se faire une réputation dans les
coulisses de la musique.
En même temps, Johnny « Guitar »
Watson
travaille sa propre musique.
Du blues sous sa forme originelle, avec
quelques touches personnelles remplies d'improvisations.
En 1953, il sort son premier album intitulé « Gangster of love
».
Produit par le label Keen Records, l'opus ne parvient à percer le
succès. La chanson
titre étant jugée trop crue, l'album demeure assez discret. C'est
seulement en 1957, lorsque le tube fut reproduit par le label King
Records, que le succès frappe à la porte de Johnny « Guitar »
Watson.
Les années 60 et 70
La Chanson
« Gangster of love » réussit à dévoiler les talents
de Johnny « Guitar
» Watson et parvient à lui faire bénéficier d'une renommée
considérable.
Un succès qui sera encore plus grand au cours des années
60, lorsque le jeune talent se confirme auprès de grands noms du monde
du blues, de la soul et du jazz.
Il collabore en effet avec des artistes de renom, dont Sam
Cooke,
George Duke, Herb Alpert, Johnny
Otis,Little Richard , Don
& Dewey
ou encore son ami Larry Williams.
Avec ce dernier chanteur, il sort le
titre « Mercy mercy mercy » en 1967. Un tube qui est
accueilli avec
grand succès.
En même temps, Johnny « Guitar » Watson développe
son propre style.
En
1963, il sort deux albums dont « I cried for you »
et un album éponyme.
Il sort également d'autres opus très blues dont « The blues
soul of
Johnny Guitar Watson » en 1964 ou encore « In the
fats bag » et « Two
for the price of one » en 1967.
Dans les années 70, Johnny « Guitar » Watson se
penche de plus en plus
vers une tendance funky.
Son album « Ain't that a bitch », dont
particulièrement les titres « Superman lover » et «
I need it were
taken », fait fondre le public.
Une sortie tragique
En 1980, Larry Williams meurt. Largement affecté par
ce décès, Johnny «
Guitar » Watson devient un peu plus discret au cours de cette
année. Il
continue toutefois sa carrière en solo et sort un album qu'il baptise «
Love Jones ».
Le musicien met également dans les bacs plusieurs opus au cours des
années 80 dont « Johnny 'Guitar' Watson and the family clone
» en 1981,
« That's what time it is » en 1982, «
Strike on computers » en 1984, «
Hit the highway » en 1985 et « 3 hours
past midnight » en 1986.
En 1992, un album intitulé « Plays misty » fait
également son
apparition.
Une sortie qui ne sera suivie que deux années plus tard par
l'album « Bow
Wow
». Ce dernier, composé de sons à la fois funk et R&B,
est accueilli
avec un succès fou par les fans.
Il est même nommé meilleur album aux Grammy Awards et réussit à faire
obtenir un Pioneer Award au guitariste, de la part du Rhythm &
Blues Foundation.
La Chanson
titre de l'album sera empruntée et adaptée par de nombreux artistes, si
l'on ne cite que le rappeurSnoop Dogg .
Dans les années 90, Johnny « Guitar » Watson
continue également de
faire de grandes tournées dans plusieurs pays.
C'est au coeur de la
passion, sur scène, en Yokohama en Japon, qu'il décède le 17 mai 1996,
à l'âge de 61 ans.