Le compère d’Eric et Ramzy a bien évolué depuis la sitcom « H ». Cet artiste qui sait fAIRe rire grâce à ses sketches peut également redevenir sérieux, c’est notamment ce qu’il a fait pour le film « Indigènes ».
Jamel Debbouze , désormais élevé au statut de star, s’érige également en défenseur des handicapés ou encore des populations de Gaza.
Le mari de Mélissa Theuriau, père depuis fin 2008, s’est aussi lancé dans la promotion de jeunes artistes avec son Jamel Comedy Club.
Les premiers pas de Jamel
Né le 18 Juin 1975 à Paris et aîné d'une famille de six enfants, Jamel Debbouze passe son enfance en banlieue parisienne. A ses 13 ans, un terrible accident de train lui ôte l'usage de son bras droit.
C’est justement durant cette période que son talent intéresse Alain Degois, éducateur et directeur du Déclic Théâtre, une compagnie théâtrale de son quartier.
Les évènements vont très vite s'enchaîner. En 1995 il est repéré par les patrons de Radio Nova : Jean-François Bizot et Jacques Massadian qui lui confient une rubrique quotidienne.
Après la radio, Jamel Debbouze s’attaque à la télévision sur Paris Première et apparaît ensuite dans Nulle part ailleurs et devient la nouvelle star de CAnal +.
En parallèle à sa carrière télévisuelle, il remporte un franc succès avec son premier one-man-show.
Il ne demande qu’à s’essayer au cinéma. Après deux courts métrages : « Les Pierres bleues de désert » (1992) et « Y'a du foutage dans l'AIR » (1996), deux films lui suffisent pour s'imposer aux yeux du public : « Zonzon » (1998) et « Le Ciel, les oiseaux et... ta mère ! » (1998).
La même année, l’artiste revient avec les comiques, Eric et Ramzy, dans la sitcom « H ». Une aventure en milieu hospitalier diffusée durant quatre ans sur CAnal +.
Jamel Debbouze est partout
De retour sur le grand écran, le comédien s’illustre dans l'univers de Jean-Pierre Jeunet avec « Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain » (2000), dans lequel il campe Lucien, l’épicier.
Un an plus tard, l’interprète s’illustre avec un rôle plus important, celui de Numérobis dans « Astérix et Obélix : mission Cléopâtre », aux côtés de Christian Clavier et Gérard Depardieu. Le film d'Alain Chabat remporte un véritable succès commercial.
Très apprécié en France, Jamel Debbouze sait aussi s’exporter outre-Atlantique pour la comédie « She hate me » de Spike Lee.
Puis, il obtient le rôle principal dans « Angel-A » de Luc Besson (2005).
Un artiste totalement imprévisible
En 2006, il rejoint Samy Naceri, Roschdy Zem et Sami Bouajila dans « Indigènes » de Rachid Bouchareb. Le film vaut aux quatre acteurs le prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes.
Toujours en 2006, Jamel Debbouze effectue une brève apparition dans le nouveau volet des aventures du célèbre Gaulois, « Astérix aux Jeux Olympiques ».
Deux ans plus tard, toujours aussi imprévisible, le comique joue aux côtés du duo Agnès Jaoui / Jean-Pierre Bacri dans « Parlez-moi de la pluie ». Il y incarne Karim, fils d'immigrés algériens vivant dans le sud de la France, engagé avec son ami Michel Ronsard (Bacri) dans la réalisation d'un documentAIRe sur "les femmes qui ont réussi".
Toujours en 2008, l’artiste inaugure son théâtre, le Comedy Club à Paris, dont le but est de promouvoir de jeunes talents de la scène comique.
Côté coeur, Jamel Debbouze concrétise cette même année son amour avec la journaliste Mélissa Theuriau en l’épousant. Leur premier enfant voit le jour le 3 décembre 2008.