D'origine italienne, Gino Soccio est né à Montréal,
Canada en 1955. Passionné de musique depuis sa tendre enfance, il
deviendra un artiste multi-instrumentiste, auteur-compositeur et
producteur de musique.
Sa réputation dépassera les frontières québécoises et arrivera
jusqu'aux États-Unis et en Europe. Son album « Outline
» deviendra même un classique du disco.
Les débuts d'un grand maître du disco
Il a grandi à Montréal et commence ses activités musicales avec des
leçons de piano à l'âge de 8 ans. Ses parents tenaient absolument à ce
qu'il élargisse son bagage culturel et Gino Soccio
trouvait que cela ne se ferait pas tellement avec les sports mais
plutôt avec la musique.
Il se met alors vers l'âge de 11 ans à jouer les morceaux de Bach
pour qu'ils restent ancrés dans sa tête. Plus tard, il jouera à la
guitare acoustique, à la batterie et aux synthétiseurs.
A 18 ans, l'apprenti musicien loue des claviers électroniques et des
synthétiseurs pour son studio à domicile. Il se concentre alors sur
l'enregistrement de ses premières Chanson s en sacrifiant sa vie sociale.
En 1974, il sort de sa coquille quand un producteur lui demande de
jouer aux claviers et composer quelques Chanson s pour un groupe nommé Kebekelektrik.
Il a pratiquement tout fait par lui-même aboutissant à la réalisation
d'un LP de plusieurs titres.
Sa pièce « War dance » grimpe au Top 10 disco aux
États-Unis et le public des dance-clubs de Montréal se réjouit en
dansant sur sa musique. Gino Soccio décide alors de
s'accrocher au disco.
« Outline », consécration de la musique disco
Conscient de son succès et voulant se consacrer à la musique, il quitte
le lycée et destine une bonne partie de son argent à l'enregistrement
d'une démo.
Pour le jeune producteur qu'il est, 1978 verra la production du groupe
de disco Witch Queen . Avec l'aide de Gino
Soccio, leur album de classic rock créé sur un concept disco
atteint les meilleurs classements grâce à la Chanson « Bang a
gong ».
En 1979, Gino Soccio signe son premier contrat solo
avec Warner/RFC records quand Ray Caviano, patron
de la maison de production a entendu ses morceaux. Son album « Outline
» inaugure alors le nouveau label de Ray Caviano.
Jeune, beau et talentueux, le chanteur semble avoir devant lui un
brillant avenir. Son single « Dancer » arrive en
48ème position au US Hot 100 et se fait classer numéro 1 au US Hot
Dance Music/Club Play chart de 1979 pendant six semaines.
Avec la collaboration d'autres artistes comme Sharon Lee
Williams, Heather Gauthier, Busta Jones, Laurie Noedzielski
et Julia Gilmorec, il a su mêler les cordes et la
voix pour produire quelque chose de nouveau et impressionner le public
américain.
Virage vers d'autres styles musicaux
Son album « S-Beat » de 1980 est également un succès
et il est le seul artiste disco à cartonner dans les classements
musicaux. Mais devant le déclin du style disco, Gino Soccio
se donne à d'autres genres musicaux et ce virage sera fortement
ressenti dans son album « Closer » sorti en 1981.
En effet, ses pièces les plus populaires « Hold tight
» et « Try it out » sont empreintes de rythme lent
et deviennent des tubes des stations radio R'n'B.
D'ailleurs, « Face to face », le mega album de 1982
demeurera mid-tempo même si « Remember », un titre
à retenir, sent le parfum de l'euro-pop et le Hi-NRG.
En tout cas, les singles « Look at yourself » et « It's
alright » atteignent les meilleures places au Hot Dance
Music/Club Play chart. « It's alright » est classé
2ème pendant cinq semaines.
Toujours est-il que tout au long de sa carrière, Gino Soccio
est resté fidèle à ses racines disco et développe ses collaborations en
travaillant avec des célébrités comme Karen Silver, Radiah
Frye, Guy Lafleur et Grace Jones faisant
ainsi retentir son nom sur la scène internationale.