Il n'a pas 20 ans quand un producteur inspiré découvre " ce blanc qui
chante comme un noir " et lui permet d'enregistrer ses premiers titres
dans un style nouveau, le rockabilly.
A la faveur de son premier hit, " Heartbreak Hotel ", Elvis Presley va révolutionner une Amérique bien pensante et inspirer les plus grands.
Ses déhanchements suggestifs et ses titres, " Blue Suede
shoes ", Don't be cruel", "Love me tender", en font aujourd'hui encore un mythe, toujours aussi adulé.
Elvis Aaron Presley a failli avoir un jumeau, Jesse Garon (qui a
inspiré par la suite le nom de scène d'un chanteur français des années
80), mort à la naissance. Son éducation rigoureuse dans un état du Sud
des Etats-Unis, au coeur de l'Amérique du gospel et de la country, lui
donne envie de connaître un sort plus enviable.
Naissance d'un artiste révolutionnaire
Il n'a pas 20 ans quand un producteur inspiré découvre " ce blanc qui
chante comme un noir " et lui permet d'enregistrer ses premiers titres
dans un style nouveau, le rockabilly. Il s'agit du fameux Colonel
Parker, qui suivra l'artiste jusqu'à son décès ; leur collaboration
devenant ainsi la plus fructueuse du show business.
Ainsi, en 1956, sous la houlette du " Colonel ", le chanteur enregistre
" Heartbreak Hotel ". C'est un premier hit qui cause un choc dans une
Amérique bien-pensante. Ses déhanchements rock sont si suggestifs que
les chaînes de télé ont ordre de ne le filmer qu'au dessus de la
ceinture !
L'idole des jeunes
Elvis est le premier chanteur à sortir huit titres de suite qui se
vendent à plus d'un milLion d'exemplAIRes chacun, dont " Blue Suede
shoes ", " I want you ", " I need you " ou encore " Don't be cruel "
ainsi que le très suggestif " Hound dog ", traduction " Chien de chasse ".
Un succès qui lui offre de se produire rapidement sur les plus grandes
scènes, lors de concerts qui deviennent difficilement contrôlables.
Celui qui est désormais une star est protégé par des nuées de
policiers.
Un mythe toujours en rythme
Le phénomène, également très mystique, intéresse naturellement le
cinéma. Il effectue ses débuts avec " The Reno Brother's ". Rebaptisé " Love me tender ", du nom de son ultime succès, le film, qui compte
plusieurs chansons d'Elvis Presley , est un pale western avec pour toile
de fond la guerre de sécession. Pour autant le long métrage est un
succès et lui vaut un autre film " Loving you " dans lequel il
interprète quasiment son propre rôle.
Elvis fait son cinéma
Dès 1960, après avoir été appelé deux ans sous les drapeaux, notamment
en Allemagne, le chanteur s'est assagit. Il présente une image de
rocker presque "respectable" qui va peu à peu affecter sa carrière de
chanteur qu'il abandonne presque totalement pour se consacrer au
cinéma, " Flaming star ", " Blue Hawai ", " Fun in Acapulco " ou encore
" Viva Las Vegas ".
Avec ces successions de films qui sont loin de fAIRe l'unanimité, Elvis
Presley semble perdre le fil de sa carrière et décide de déserter
Hollywood.
Cet échec n'est pas sans incidence sur le personnage qui perd de sa
crédibilité dans un environnement musical qui a évolué avec les Doors
ou encore les Rolling Stones qui apportent un sang neuf.
Aussi, faut-il à Elvis Presley attendre les années 70 pour effectuer
son grand retour et redevenir la " bête de scène " qui enchaîne les
galas, notamment à Las Vegas, et déclenche l'hystérie des groupies.
Acclamé, il arrive sur scène vêtu d'une cape recouverte de dIAMants et
de rubis.
L'icône se mue
Pour autant psychologiquement miné, celui qui est devenu aussi bien le
King de la pop que du rock n' roll et qui est devenu par la même une
icône américaine plus grande que nature, est dévasté psychologiquement.
Il se retranche dans sa maison de Graceland, aujourd'hui devenue un
lieu de recueillement pour les fans.
Pour autant, après un concert devant 75.000 personnes à IndiAnapolis,
le King démontre qu'il n'a rien perdu de sa superbe et en particulier
de sa voix, malgré un physique qui n'a cessé de se dégrader notamment
sous l'emprise d'alcool et des drogues,.
Mais rattrapé par ses excès, il meurt d'un arrêt cardiaque le 16 août 1977.
Nombreux sont les fans qui ne peuvent se résoudre à l'évidence, Elvis s'est éteint.
Pour nombre d'entre eux, le mythe vit encore, une preuve indéniable étant le premier concert virtuel de l'artiste, suivi des tournées dans tout le monde dans la période 1999-2007.
Le culte d'Elvis
Des décennies plus tard, le chanteur de légende reste le maître
incontesté du rock and roll.
Les compilations, les concerts et les
produits dérivés assurent la pérennité du personnage, qui de son vivant
aura vendu plus de 700 milLions de disques, donné plus de 1.500
concerts et joué dans une trentaine de films.
Un mythe qui continue
d'influencer les générations.
Caroline LEBENBOJM