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Junior ISEP, l’association qui forme les étudiants aux grandes entreprises

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Cette année, vous avez décidé de vous inscrire dans une association étudiante. Pas du sport, ni des rencontres culturelles, mais une Junior-Entreprise. Pendant votre temps libre, vous enfilez votre costume et vous entrez dans la peau d’un jeune actif… ou presque. C’est le quotidien de Benoît Perrot, Xavier Arviset et Romain Desazars, trois étudiants qui nous racontent ce qu’ils vivent au sein de la Junior ISEP.

La Junior ISEP est une des Junior-Entreprises les plus connues. Elle est reliée à l'Institut Supérieur d'électronique de Paris (ISEP, donc) et spécialisée en informatique, télécommunications et électronique. Le principe ? Proposer des solutions aux entreprises dans ces domaines, en répondant à un besoin précis. Les enjeux sont importants, et c’est peut-être ce qui séduit les étudiants qui choisissent de rejoindre l’association – qui a plus de 400 intervenants. Benoît Perrot (Président de la Junior ISEP), Xavier Arviset (Vice-président) et Romain Desazars (responsable commercial) nous en disent plus sur leur quotidien.

 

Pouvez-vous nous expliquer le concept de Junior ISEP ?

Benoît : C’est une association étudiante créée il y a 33 ans, qui s’appuie sur les domaines de compétences qu’on nous enseigne à l’école de l’ISEP. Elle est considérée comme une des meilleures de France, et gagne régulièrement des prix à l’échelle nationale ou européenne !

 

Comment avez-vous été amenés à l’intégrer ?

Romain : J’ai fait une prépa intégrée à l’ISEP. Je voyais passer tous ces étudiants en costume cravate, j’ai voulu en savoir plus sur ce monde intrigant… et j’ai approché la Junior ISEP. Au début, j’ai fait des missions de programmation. Je suis devenu chef de projet. Mon but, c’était de prospecter les clients, de voir leurs besoins, et de trouver le consultant qui saurait le mieux y répondre. Puis, je suis devenu responsable commercial. Ça me permet de mettre en pratique les théories qu’on nous apprend à l’ISEP !

Xavier : J’ai fait une prépa à l’international. J’ai intégré la Junior ISEP quand j’étais à l’étranger, et je suis devenu chef de projet pour l’association. J’ai fait beaucoup de porte-à-porte pour démarcher des clients, c’est une approche différente de celle qu’on a en France !

Benoît : Pour ma part, j’ai fait deux ans dans une prépa externe. J’ai toujours senti qu’il y avait un décalage entre l’activité professionnelle et les cours qu’on nous enseignait à l’école. J’ai intégré la Junior ISEP pour mettre la théorie en pratique. Il y a beaucoup de diversité dans ce qu’on fait, et c’est un challenge intellectuel. Je me suis présenté pour être Président de l’association et j’ai été élu.

 

Vous êtes une association, mais vous fonctionnez comme une entreprise. Cependant, vous êtes étroitement liés à l’ISEP. A quel point l’école vous supervise-t-elle ?

Romain : Les Junior-Entreprises, qui sont nombreuses, ont leur propre cadre légal. La Junior ISEP fait partie de l’ISEP, au même titre qu’une association sportive, par exemple. Tous ses membres doivent être étudiants dans cette école. L’ISEP nous fournit aussi des locaux.

Benoît : Elle nous fournit aussi une aide logistique. On peut demander de l’aide aux profs sur certaines questions… Il y a une relation de confiance qui s’établit, grâce aussi à la notoriété de l’association.

 

L’association est constituée d’étudiants, donc, mais vous y travaillez à côté de vos études et vous êtes en contact avec des entreprises confirmées. Comment s’organise votre quotidien ?

Benoît : On a peu d’alternants, la grande majorité des membres de Junior ISEP y travaillent pendant leur temps libre. C’est simple à gérer, à condition de bien s’organiser.

Romain : Tous les étudiants de Junior ISEP ont des cours à l’école ; par contre, ils ne font partie d’aucune autre association. C’est un vrai plus sur leur CV pour leurs demandes de stages, ou pour leurs demandes d’emploi à la fin de leurs études. Certains deviennent chef de projet ou travaillent dans la DRH !

 

Comment se passent l’accompagnement des projets que vous supervisez ?

Romain : Il y a beaucoup de prospection téléphonique. On va chercher de nouveaux clients, mais on a aussi une grosse base de données et des clients fidèles. On répond à un appel d’offre, et le client choisit la proposition commerciale qu’il apprécie le plus.

Xavier : Nous prenons contact et il y a un premier rendez-vous. On discute des solutions possibles, on établit une première proposition commerciale, qui est présentée au client sous sept jours. Bien sûr, nous faisons valider les documents par des spécialistes afin que tout soit en règle ! Si la proposition est validée, nous établissons un devis et un contrat modifiable. Tout ça constitue l’avant-projet, ensuite, on démarre la mission proprement dite.

Benoît : Nous avons un cahier des charges précis, qui est légalement vérifié, et qui rassure le client.

Xavier : Pendant la mission, les consultants sont suivis par le pôle technique. Le chef de projet collabore aussi avec le pôle qualité. Enfin, nous reprenons rendez-vous avec le client pour les finitions, et à ce moment-là, le client est en contact avec le chef de projet.

 

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le fait de faire partie de Junior ISEP ?

Xavier : Travailler en équipe, monter en compétences… Et puis, les consultants sont contents de travailler avec moi, c’est gratifiant !

Romain : Apprendre différentes techniques, ou les aspects commerciaux, concrets, qu’on ne nous apprend pas trop en cours à l’ISEP. C’est une approche plus vraie.

Benoît : Relever un défi humain et intellectuel, et se faire des amis, parce qu’on passe beaucoup de temps ensemble ! On a aussi beaucoup d’opportunités grâce à l’association : on est en contact avec des patrons, des DRH, des personnes qu’on pourra recontacter plus tard.

 

Savez-vous ce que vous voulez faire après vos études ?

Benoît : J’aimerais intégrer une école de commerce, puis travailler dans la finance appliquée à l’informatique.

Xavier : Une fois sorti de l’école, j’aimerais aussi tenter le concours des écoles de commerce. J’ai aussi un projet numérique qui s’inscrit dans le domaine de la robotique, que j’espère concrétiser un jour.

Romain : De mon côté, c’est encore flou. Mais nous avons beaucoup d’opportunités. Pourquoi pas un double diplôme ?

 

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