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Jennifer Lawrence crache son venin !

La star a publié une lettre ouverte dans la newsletter de Lena Dunham, Lenny, dans laquelle elle fustige les producteurs hollywoodiens.

jennifer-lawrence Cover Media

Jennifer Lawrence passe à l'attaque. Blessée d'avoir découvert en novembre dernier, lors du piratage de Sony Pictures Entertainment, que ses partenaires de American Bluff, Bradley Cooper et Christian Bale, avaient été payés bien davantage qu’elle, elle a décidé de s'exprimer dans une lettre pour le moins virulente. « Quand le leak de Sony s’est produit, et que j’ai vu à quel point j’avais été moins payée que des mecs avec des coui****, j’ai été dingue contre Sony. J’ai été dingue contre moi-même, écrit-elle. J’ai échoué en tant que négociatrice car j’ai abandonné trop tôt. Je ne voulais pas continuer à me battre pour des millions de dollars, dont, honnêtement, grâce à deux franchises, je n’ai pas besoin. Mais si je dois être honnête avec moi-même, je mentirais si je n'avouais pas qu’il y avait une part de désir d’être aimée, et qu'elle a influencé ma décision de rester dans le projet sans me battre. Je ne voulais pas avoir l’air "difficile", ou "gâtée". A l'époque, ça me semblait être une bonne idée, jusqu’à ce que je vois les documents sur Internet, et que je réalise que chaque homme avec qui je travaillais ne s’inquiétait visiblement pas d’être "difficile" ou "gâté". C’est peut-être un truc de jeune. C’est peut-être un truc de personnalité. Je suis sûre que c’est les deux… »

C’est la première fois que Jennifer Lawrence s’exprime au sujet de la controverse née du piratage des données et des e-mails personnels de Sony Pictures Entertainment par des activistes en novembre dernier. La lettre, intitulée Why Do I Make Less Than My Male Co-Stars [Pourquoi je gagne moins que mes collègues masculins, NDLR], a été publiée dans la dernière édition de Lenny, la newsletter de Lena Dunham et Jenni Konner.

L’actrice de 25 ans insiste : elle ne commettra plus les mêmes erreurs dans le futur. Elle désire maintenant faire entendre sa voix et affirme qu’elle et ses camarades féminines méritent d’être traitées comme les hommes. « Je cherche trop à trouver la manière "adorable" de donner mon opinion et pour qu’on m’aime toujours ! Niq** ça, s’est-elle agacée. Je ne pense pas avoir déjà travaillé avec un mec qui passait son temps à se demander quel angle il devait utiliser pour se faire entendre. Il se fait entendre, point. Jeremy Renner, Christian Bale, et Bradley Cooper se sont tous battus et ont réussi à négocier des contrats forts pour eux-mêmes. Et même, je pense qu’on leur a demandé d’être fiers et tactiques, alors que moi je m'embête pour ne pas passer pour une morveuse, et je n’ai pas ma part. Encore une fois, ça n’a RIEN à voir avec mon vagin, mais je n’avais pas complètement tort, quand un autre e-mail piraté a révélé qu’un producteur qualifiait une actrice en négociation de "morveuse gâtée". Pour certaines raisons, je n’arrive pas à imaginer quelqu’un dire ça d’un homme. »