Le -
modifié le -

Robert Francis : son concert à la Maroquinerie

© NRJ

Un des nouveaux visages de la musique folk américaine donnait hier soir un concert à la Maroquinerie à Paris. Du haut de ses 22 ans, Robert Francis a montré toute l’étendue de son talent de performeur et de chanteur.

« Allez Robert !!! ». Prononcé à la française, le prénom du californien fait sourire, et ça n’a pas manqué hier soir à la Maroquinerie à Paris. Dès l’entame du show, à 21h00 pétantes comme annoncé sur le programme, les petits rires fusent quand le public scande son nom de façon franchouillarde. Et ça le fait marrer justement Robert Francis, multi-instrumentiste américain originaire de Los Angeles ! Le même petit sourire juvénile qu’arborera toute la soirée celui qui est venu se frotter au public français et présenter son second album, Before Nightfall, sorti le 1er mars dernier.


Lui, l’écorché vif

Au bout du second titre, on sent tout de suite que le public connaît cet opus emprunt de rock et de folk. Cheveux mi-longs et ébouriffés, petite barbe sombre, Robert Francis avoue avoir « crashé » quelques voitures dans sa jeunesse et connu quelques expériences délicates. En amour notamment. D’où ont pourtant émergé des titres radieux tels que One by One, Junebug (1er single de l’album) ou encore Mescaline. L’écorché vif trépigne sur scène. Sa musique, il la délivre avec beaucoup de passion à travers une voix tantôt puissante, tantôt susurrée. Même ses solos guitare qui ponctuent certains titres montrent l’intensité qui habite le bonhomme issu d’une famille de passionnés de musique.


Electrique et acoustique

« C’est bon, vous voulez que je baisse un peu le volume ? ». L’artiste prend soin de son public français qu’il remercie régulièrement de sa présence. Alors pour donner quelques respirations à son show électrique, Robert Francis sait apporter la touche acoustique et folk au bon moment. A l’image d’un Do What I Can interprété en solo, sans ses musiciens aux allures de grands frères. Et si quelques uns doutaient encore des influences du jeune chanteur, ce dernier a  également vite balayé toute suspicion en reprenant un vieux titre blues du répertoire de Freddie King et le Wild Horses des Rolling Stones.


Au bout d’une heure de concert (à 22h00 pétantes donc !), le chanteur de bientôt 23 ans s’en est allé avec le même petit sourire aux lèvres et la même excitation gênée qui accompagnaient ses discours entre deux titres. « Avec Robert Francis  au moins, on ne risque pas de se coucher tard », lance une spectatrice en sortant. Mais le titre de son second album ne s’appelle-t-il pas Before Nightfall (Avant la tombée de la nuit) justement ?


>> Robert Francis assurera la 1ère partie de John Butler Trio le 28 avril prochain au Zénith de Paris >>