Ironhack, nouvelle école du numérique et passerelle vers l’emploi

Une formation intensive pour être développeur et qui se déroule sur neuf semaines, c’est le pari d’Ironhack. L’école américaine, fondée en 2013 par Ariel Quinones et Gonzalo Manrique, se lance à Paris. L’occasion de discuter avec Alexandre Berriche, head of expansion chez Ironhack, pour en savoir plus sur cette formation qui veut accompagner les jeunes vers l’emploi.

Ironhack, nouvelle école du numérique et passerelle vers l’emploi © Ironhack


En juin, l’école Ironhack va ouvrir un nouveau campus à Paris. Ce nouveau modèle d’école, qui se propose de former des candidats à l’informatique quel que soit son parcours initial, s’est auparavant implanté à Miami, Madrid et Barcelone. « En 10 ans, la France est devenue le 2e écosystème tech d’Europe, explique François Fillette, General Manager France d’Ironhack, dans un communiqué. Notre pays fait face à une pénurie croissante de talents dans le numérique. Nous sommes convaincus d’apporter la meilleure réponse à ce problème : des formations intensives, alliant apprentissage online et offline, tournées vers l’emploi. » La formation dispensée par Ironhack se déroule sur neuf semaines, suivies d’une autre dédiée à l’accompagnement des étudiants désormais lancés sur le marché du travail. Nous avons contacté Alexandre Berriche, head of expansion chez Ironhack, qui nous a parlé des objectifs de l’école, de l’intégration des jeunes filles dans le domaine du numérique, et de l’accompagnement des étudiants en recherche d’emploi.
 

Les critères requis pour entrer à Ironhack sont la motivation et l’appétence pour le numérique. Il n’y a même pas de niveau de base requis en informatique ?

Alex Berriche : Non. Nous essayons de toucher un public aussi large que possible. D’atteindre tous ceux qui veulent travailler dans le numérique, et pour qui cette formation s’inscrit dans un projet professionnel ou un projet de vie. Il n’y a pas de restriction de niveau. Bien sûr, il y a un entretien technique qui évalue leurs connaissances, mais ceux qui sont vraiment motivés vont essayer d’en apprendre le plus possible avant d’y aller. Les candidats les plus motivés sont ceux qui cherchent à cracker l’exercice !
 

La formation dispensée par Ironhack se déroule sur neuf semaines. En quoi consistent les cours, précisément ?

Les cours sont répartis en trois modules pendant lesquels les élèves apprennent différents langages informatiques, et à gérer des projets. Pendant le premier module, les étudiants apprennent les bases de JavaScript, l’introduction aux algorithmes. Ils travaillent sur l’expérience utilisateur avec HTML, JavaScript et CSS. Ils apprennent aussi à travailler de façon collaborative en utilisant Github.

Dans le second module, les étudiants apprennent à créer des applications avec des bases de données non-relationnelles, notamment avec Express.js, MongoDB et Node.js. Et dans le troisième module, ils créent leur propre APIs (Application Programming Interface) !
 

Ironhack, nouvelle école du numérique et passerelle vers l’emploi © Ironhack


Les femmes sont moins présentes dans le domaine de l’informatique et de la tech. J’ai lu que Ironhack leur proposait une réduction pour les encourager à candidater. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Dans tous les campus Ironhack du monde, les frais d’inscriptions sont à 1 000 dollars ou euros de moins pour les femmes. On ne veut pas faire de discrimination positive : dans tous les cas, nous sélectionnons les plus qualifiées. Mais des initiatives se créent : en ce moment, par exemple, nous mettons en place un partenariat avec Girls In Tech. Pendant la Journée des Droits des Femmes, le 8 mars dernier, l’école espagnole Ironhack a donné une bourse totale ou partielle aux filles qui étaient reçues dans la formation. Il y a eu environ 6 000 candidates !
 

Ironhack revendique aussi une formation tournée vers l’emploi, qui permet d’avoir accès rapidement à un travail. Comment l’école accompagne-t-elle les étudiants ?

Ironhack est un nouveau type d’école. Il y a vraiment une démarche d’accompagnement et de placement de notre part. Après les neuf semaines de cours, il y a une semaine d’accompagnement pour les jeunes où nous les aidons à trouver du travail, où nous les mettons en contact avec les entreprises partenaires, pour qu’elles embauchent les talents que nous aurons formés. Nous continuons à suivre les étudiants de près jusqu’à ce qu’ils aient trouvé un emploi. 90% de la promotion espagnole a trouvé du travail en moins de trois mois.
 

Y a-t-il une tranche d’âge qui se démarque chez les candidats à cette formation ? De quelles études sont issus les candidats ?

C’est très varié, ils viennent de tous horizons ! L’essentiel de nos élèves est âgé de 23 à 28 ans. Mais nous avons aussi des candidats de 19 ans et d’autres de 35 ! Certains veulent devenir entrepreneurs, et ajouter des compétences à leur CV pour réaliser leur projet. D’autres veulent devenir freelances, travailler dans des startups, ou se spécialiser dans les sales jobs. Notre objectif, c’est de faire d’eux des développeurs accomplis.


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