La digitalisation des formations : révolution ?

Les outils numériques deviennent de formidables leviers pédagogiques. Le modèle « présentiel » du « sachant », insufflant son savoir aux « apprenants » a fait son temps. L’enseignement de demain se veut collaboratif et interactif. Explications.

La digitalisation des formations  révolution_iStock-576557044 © iStock


De nouveaux formats de formations sont en train de révolutionner l’apprentissage (lire aussi Formations d’avenir : zoom sur 5 pédagogies innovantes). Ces outils numériques constituent des approches innovantes qui peuvent intervenir à toutes les étapes de l’enseignement :

- Avant : pour dynamiser une formation et l’organiser
- Pendant : pour faciliter les interactions et la mémorisation
- Et après : pour récolter du data et évaluer l’efficacité de la formation

Mais pourquoi un tel succès ? Parce que :

  • Le digital favorise l’engagement : les outils numériques sont conçus pour inciter au partage et favoriser l’implication des participants. L’élève devient contributeur... Les idées fusent et la prise de parole est facilitée, cela crée une émulation, c’est motivant.
     
  • Des leviers collaboratifs : les interactions sont facilitées grâce à ces outils connectés. Or pour apprendre on a besoin de contact et d’échange, d’être aidé. L’intelligence prend une dimension collective.
     
  • Un nouveau cadre : le digital constitue aussi un moyen d’organiser une formation (inscriptions), de structurer son déroulement en élaborant une trame, une ligne directrice qui permettra d’accompagner et de guider pas à pas les participants.
     
  • Favoriser la participation : si vous pouvez suivre une formation à distance (blended learning), c’est moins contraignant et moins coûteux. En témoignent le succès des MOOC (lire aussi Tout savoir sur les MOOC, ces cours en ligne gratuits).
     
  • Un outil de data : pour une entreprise, ce nouveau format de formations permet aussi de recueillir des données sur les participants, de comprendre les difficultés des salariés, d’évaluer leurs compétences… mais aussi d’obtenir des données relatives à l’efficacité de la dite formation.
     
  • Garder l’attention : bah oui, supports photos, vidéo, musique, quizz, buzzers… Les présentations s’animent et stimulent l’appétence de l’apprenant.
     
  • Faciliter la mémorisation : certains concepts peuvent être rendus concrets grâce aux outils digitaux. Il s’agit ainsi de faciliter la compréhension grâce à des activités percutantes.
     

La fin du modèle présentiel ?

Même si plus de la moitié des entreprises adoptent le digital learning, seulement 50% des participants achèvent leur formation à distance, alors qu’ils sont 90% à aller jusqu’au bout des formations traditionnelles (source : étude ISTF et e-doceo, 2015).

L’enseignant devra aussi se réinventer, oublier la posture de « sachant » pour adopter celle de « facilitateur » : « Le formateur est passé de sachant à intervenant. C’est un animateur qui met en mouvement les savoirs, qui jongle avec, il y intègre le jeu et non plus le « JE » »

explique Aurélie Dieu, responsable Magency Academy, interviewée dans Internet Marketing 2017 sur l’e-learning.

Finalement le digital permet d’ouvrir le champ des possibles et donc des savoirs. Mais il ne va pas supplanter les méthodes pédagogiques traditionnelles. Simplement les pousser à innover et à s’enrichir.

 

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