Vacances illimitées : un rêve en passe de devenir réalité ?

L'expression a de quoi faire rêver : quel salarié ne s'est jamais dit au retour de ses congés payés qu'ils pourraient être infinis ? C'est le pari de quelques entreprises, afin de motiver les troupes.

Vacances illimitées : un rêve en passe de devenir réalité ? © iStock

Vacances illimitées : un principe séduisant

Soyons clairs : il ne s'agit pas de vacances éternelles. Simplement, quelques entreprises, plutôt des start-up, font le pari de laisser leurs salariés décider librement de la durée et de la date de leurs congés, sous réserve que les objectifs de la période aient été atteints. L'intérêt pour l'entreprise, c'est la motivation : un salarié satisfait est un salarié heureux dans son entreprise et motivé pour la faire réussir. Du coup, les vacances qu'il s'octroie restent largement dans les limites du raisonnable : les salariés français de ces groupes prennent ainsi, en moyenne, une semaine de plus que la durée légale. Plus impliqués dans la réussite de l'entreprise, ils s'en sentent responsables.
 

Une liberté à double tranchant ?

C'est là que le bât blesse, d'ailleurs, et certains n'oublient pas de rappeler que la mariée semble un peu trop belle. Très impliqués, les salariés se sentent obligés auprès de cette entreprise si généreuse, et hésitent ainsi à partir si leurs performances leur semblent insuffisantes. On parle aussi d'intériorisation de la pression : la liberté fonctionnant dans les deux sens, un salarié pourrait hésiter à prendre des congés si les autres n'en prennent pas. L'idée que les dirigeants de ces entreprises souhaitent en fait voir leurs employés renoncer d'eux-mêmes à leurs vacances n'est pas très loin...
 

Une nouvelle philosophie de l'entreprise

Le succès résiderait surtout dans un management adapté : les entreprises adeptes du système mettent aussi en place toutes sortes de dispositifs destinés à permettre aux salariés d'adapter leur poste à leur personnalité, comme la sieste ou la possibilité du télétravail. La hiérarchie y est souvent dédramatisée et plus accompagnante que véritablement contraignante, et l'erreur est acceptée au nom de la responsabilité de chacun. Du reste, il faut aussi que les bases du contrat soient aussi clairement définies à la signature de l'engagement.

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