Que prévoit le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel ?

Le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, présenté par le ministère du Travail, prévoit notamment la réforme du système de formation et de l'assurance chômage.

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Une réforme du système de formation initiale

Un des principaux points qui sont abordés par ce projet ambitieux concerne la formation professionnelle initiale, c'est-à-dire l'apprentissage. Ce dernier prévoit une augmentation du revenu des apprentis, ainsi qu'une aide pour payer leur permis de conduire. La limite d'âge pour l'apprentissage passera par ailleurs de 26 à 30 ans. La durée de travail sera assouplie, pouvant aller jusqu'à 40 heures par semaine. Enfin, le système de financement de l'apprentissage sera complètement revu.
 

Vers l'évolution du compte personnel de formation

Le compte personnel de formation (CPF), qui permet aux salariés de progresser dans leur carrière grâce à des formations, va également être largement modifié dans le cadre de ce projet. Il ne sera plus alimenté en heures, mais en euros, à hauteur de 800 euros par an pour les salariés peu qualifiés et 500 euros par an pour les autres. La liste des formations éligibles sera également revue. Enfin, les demandeurs d'emploi se verront proposer des formations de remise à niveau dans les savoirs numériques de façon systématique.
 

Changements dans le cadre de l'assurance chômage

Un autre point assez innovant et attendu concerne l'évolution de l'obtention de l'assurance chômage. Jusqu'ici seulement restreinte à certains cas comme un licenciement économique, elle pourra concerner certains types de démission. En effet, dans le cas où le salarié souhaiterait se lancer dans un projet de reconversion professionnelle, il pourrait bénéficier de l'assurance chômage, ce qui était jusqu'à présent impossible.
 

Avancée pour les travailleurs indépendants

Enfin, une autre catégorie est concernée par ce projet de loi : il s'agit des travailleurs indépendants. Ils pourraient en effet bénéficier d'une allocation forfaitaire dans certains cas de cessation d'activité, comme une liquidation ou un redressement judiciaire. Aucune indemnisation dans ce type de situation n'est actuellement prévue.

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