APB 2017 : L’université de Montréal ouvre ses portes aux étudiants

En septembre, 3 729 bacheliers étaient toujours sans affectation à l’issue de la procédure Admission Post-Bac (APB). Pour remédier à cela, l’Université de Montréal a proposé aux étudiants français délaissés par le système éducatif français de venir faire leurs études au Québec.

APB 2017  L’université de Montréal ouvre ses portes aux étudiants français_iStock-829898866 © iStock


Vous trouvez le système français d’admission à l’Université trop compliqué ? Vous êtes toujours sur le banc de touche au lieu d’être sur les bancs de la fac ? En attendant que le système soit réformé comme le prévoit le ministre de l’Éducation nationale, ça vous dirait de traverser l’Atlantique pour étudier ? À vrai dire, vous n’avez pas vraiment d’autre choix si vous ne voulez pas vous retrouver à servir des frites pendant les 365 jours à venir… D’après certains chercheurs québécois, le sirop d’érable serait bien meilleur pour la santé. Mais contre toute attente, ce n’est pas avec cet argument que l’Université de Montréal a dragué les jeunes Français.


Une campagne de communication rondement menée

Sur le site de l’Université de Montréal dédié aux admissions, un sous-domaine est réservé aux bacheliers français : APB 2017 : Et si vous veniez étudier à Montréal dès cet hiver ?. Et l’UdeM ne s’arrête pas là en poursuivant : « C'est le moment de découvrir les possibilités qu'offre un système universitaire différent, qui s'adapte à la situation de chaque étudiant ! ». Deux brochures numérisées sont même disponibles sur le site : l’une à destination des étudiants français, avec un petit guide pratique sur la vie locale et les bons plans, mais aussi quelques petites success-stories de personnalités qui ont étudié à l’Université québécoise. L’autre à destination de leurs parents, se voulant plus rassurante sur les démarches administratives, leur accueil et leur prise en charge sur place, etc. Et si vous n’êtes pas convaincus, sachez qu’une délégation de l’Université a même fait le déplacement jusqu’à Paris les 3 et 4 octobre derniers pour rencontrer étudiants et parents, et leur expliquer en détail leur offre de formations. Les intéressés avaient jusqu’au 8 octobre pour envoyer leur candidature et les justificatifs demandés, sous conditions de ressources, bien sûr. Car au Canada comme dans la plupart des pays anglo-saxons, l’accès à l’Université n’est pas intégralement pris en charge par l’État. Comptez donc environ 4 100 euros pour une année scolaire (hors assurances santé).


L’opportunité d’apprendre dans l’une des meilleures universités du monde

Si l’offre semble si alléchante, c’est que l’Université de Montréal fait partie des meilleures au monde. Il suffit de jeter un œil au dernier classement de Shanghai (l’un des classements universitaires les plus respectés) pour s’apercevoir que les universités canadiennes rivalisent avec les grandes écoles américaines et françaises. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2016, ils étaient plus 10 000 Français à poursuivre leurs études au Québec, soit un tiers des étudiants étrangers immigrés sur place. Ajoutez à cela l’opportunité de devenir bilingue (point faible de l’enseignement français) et la qualité de vie de la ville de Montréal, et vous n’hésiterez pas longtemps avant de casser votre tirelire. Eh oui, ce n’est pas simplement le bon air de Montréal et ses arbres aux feuilles rougies par l’automne qui fait de Montréal une ville attractive. C’est bel et bien sa diversité culturelle, sa modernité d’enseignement, son milieu de vie entre espace urbain et nature sauvage, et les prix plus qu’intéressants de ses logements. Mais aussi et surtout ses opportunités d’emploi après obtention du diplôme.

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